Quelques lignes pour vous parler de certains paradoxes de l'écologie telle qu'elle est perçue par notre société contemporaine.
Voici une petite liste des sujets qui seront ici abordés :
- Biocarburants
- Les véhicules
- La nouvelle publicité Peugeot
- L'énergie : Géothermie, éolien, maritime
- Classes énergétiques
- Frigos et Congelos en grande surface
- Douchette économique
- Les pesticides
- Viandes Oméga 3
- Toilettes humides
- L'éclairage public
- Taxes plutôt qu'éducation
- Limitation des naissances
Les biocarburants :
Une invention géniale pour produire un carburant automobile à partir d'une source renouvelable, les matières organiques.
1er effet écologique : Besoin minimal de recourir au pétrol qui est en voie de disparation.
2nd effet écologique : Expulsion minime de gaz à effet de serre pour tracter ou propulser un véhicule.
Chiffres tirés de [url]www.monde-solidaire.org[/url]
1er non-sens : Pour faire 100 Km avec une voiture de tourisme, il faut environ 7 Litres de biocarburant (Conso pour une focus 1.8 bioflex)
2ème non-sens : Pour produire 7 Litres d'e superéthanol, soit 5.95 L d'éthanol, il faut 14.10 Kg de maïs (je prends le maïs parce que les chiffres pour le blé sont encore pires), 2.97 Kg de charbon brûlé et 23.8 litres d'eau
3ème non-sens : Pour produire 14,10 Kg de maïs, il faut au moins 7050 litres d'eau.
4ème non-sens : Pour produrie du maïs, les agriculteurs sont obligés de faire recours aux pesticides, le gouvernement français leur ayant interdit d'utilisation du purin d'ortie, engrais et pesticide naturel.
5ème non-sens : Si non recourons au bioéthanol pour remplacer le carburant actuel, nous devrons produire plus d'éthanol, il faudra alors (ce qui est déjà en cours d'ailleurs) étendre les champs de production, mais à quel détriment ? On vire la place de l'humain ou celle de la forêt ? En Malaisie, 87% des forêts ont été détruites ces dernières années pour étendre les champs de production au profit des biocarburants.
6ème non-sens : L'agriculture intensive pour subvenir à nos « besoins » en carburants dits bios nécessite des heures de travail en tracteurs consommant eux-même des carburants.
Alors oui, le biocarburant était une bonne idée pour limiter les émissions de Co2, mais il n'en reste pas moins que sa conception ne devrait pas lui permettre de s'auto-étiquetter de bio. Utilisation massive d'eau en voie de disparition, pollution pour sa production, réduction des surfaces forestières mondiales, etc... D'autre part, s'il venait à devenir le remplaçant du carburant actuel, il est fort à parier qu'à la vue du profit financier, toute production de céréales serait dévouée au bioéthanol au détriment de la nutrition humaine.
Savez-vous qu'en termes céréalières, un simple plein d'un gros 4x4 équivaut à une année d'alimentation d'un être humain ?
Les véhicules :
Certainement pour justifier toutes les futures taxes qu'il compte nous offrir, le gouvernement nous dit : Les automobilistes polluent avec les véhicules à moteur thermique rejettant tout plein de Co2.
Pour ne prendre que deux exemples, Toyota et Honda ont industrialisés des véhicules hybrids consommant particulièrement peu de carburant. Des petites voitures de tourismes frôlent aussi les 4.5l/100 Km de consommation. Pourtant, nos gentils dirigeants, sources de ces taxes sus-citées, ne montrent toujours pas l'exemple. Ils roulent en grosses berlines consommatrices, que le contribuable leur offre, avec l'essence sur-taxée que le même contribuable se doit de payer. Bel exemple ! Ce même gouvernement voyage par les airs au moyens d'énormes consommateurs pétroliers. Toujours, ce même gouvernement affrête des avions pour reconduire des personnes, nées sous la mauvaise latitude ou longitude, sur leurs terres natales.
Notons que dès 2008 devraient être industrialisées des véhicules encore moins polluants :
http://www.cleanova.com/
espérons que certains exemples de consommation seront portés à nos yeux.
La nouvelle publicité Peugeot :
Fort de son image de marque, Peugeot se veut encore plus proche de ses clients, qu'il sait inquiet pour son environnement. Ainsi, pour faire bonne figure et appâter encore plus l'individu consommateur, Peugeot nargue le dépensier en l'invitant à faire un geste pour l'environnement, son environnement. Oui, parait-il que les véhicules anciens polluent plus que les récents. Ca, je n'en doute point. Mais sincèrement, quel comportement est-il le plus à même de contribuer positivement à la protection de notre environnement :
Continuer à polluer et peut-être attendre l'arrivée de technologies répondant plus aux réels besoins environnementaux?
Jeter son véhicule encore en bon état, ne pas savoir ce qui va en advenir (il va certainement continuer à rouler par d'autres mains), participer à la fabrication polluante d'une nouvelle voiture, mais au moins, rouler en polluant un peu moins qu'avec la précédante. Toutefois, lorsque les nouveaux véhicules plus propres prévus pour 2008 (
http://www.cleanova.com/), venant de s'offrir un nouveau véhicule et sans doute, sans les moyens financiers de changer encore, être contraint de continuer à polluer plus qu'avec ces nouveaux véhicules?
L'énergie : Géothermie, éolien, maritime :
Mon côté jusqu'au-boutiste (selon envies persos) me pose un souci en la matière. Trouver des énergies renouvellables et propres, c'est bien, mais en calculer précisemment les retombées en est une autre.
La géothermie, qu'est-ce donc ? Il s'agit d'aller piocher de la chaleur à la surface de la terre pour chauffer son domicile. Ok, mais en piochant la chaleur, que faisons-nous ? N'influençons-nous pas ainsi la température de la surface de notre planète ? En piochant cette chaleur, à long, voire très long terme, on contribue au rafraîchissement de la croûte terrestre. Or, semble-t-il que le noyau terrestre est justement en train de perdre de la température. Accélérons-nous ce procécus naturel tel qu'on le fait encore avec les gaz à effet de serre ?
Et l'éolien ? On freine un vent pour en tirer profit et créer de l'électricité. Mais en freinant ce vent, ne portons-nous pas préjudice au courants d'air naturels ? Certes, dans les proportions actuelles, ces changements sont certainement insignifiants, mais cela sera-t-il encore le cas après extension intensive de cette technologie ?
Le maritime (je connais pas le nom de cette technologie). Il s'agit, à l'aide de palmes, de récupérer le mouvement des vagues et d'en profiter pour générer de l'énergie électrique. Ne freinons-nous pas ainsi le déroulement naturel de ces vagues ? Les côtes maritimes changeront-elles ? Les courants marins ne risquent-ils pas d'être influencés ? Changements encore plus flagrants des climats ?
Je sais pertinemment que rien ne se créer, mais je me pose de sincères questions quant à la durabilité non néfaste de ces technologies ! C'est clair, sur le papier en tout cas, ces avancées techniques sont plus propres que le nucléaire ou encore que l'hydrolique, mais je place mon bémol ici.
Classes énergétiques :
Nous avons beau nous considérer comme êtres vivants intelligents, il n'en reste pas moins qu'on se fait encore et toujours avoir par des pièges connus depuis des lustres.
Je m'explique. Aujourd'hui, nous sommes forts d'avoir intégrés des classes énergétiques pour catégoriser des équipements consommateurs d'électricité. Ainsi, pour faciliter le choix d'un appareil en tenant compte de l'aspect environnemental, une représentation accessible à tous permet de savoir, en un seul coup d'oeil, si notre futur achat est gros ou faible consommateur d'énergie.
Ainsi, nous représentons ces classes énergétique par des lettres. Plus la lettre se rapproche du A, selon notre alphabet, plus l'équipement électronique est économique du point de vu de sa consommation électrique.
Intelligents que nous sommes, nous avons ainsi considéré qu'il nous restait encore un grand pas à faire pour augmenter la consommation énergétique de nos appareils, nous avons donc de quoi l'augmenter jusqu'à la lettre Z.
Notre actualité nous invite pourtant à progresser dans le sens contraire. Et alors que nous sommes capables de réduire les consommations jusqu'au A et plus encore, il nous faut trouver des stratagèmes tordus pour nous en sortir. Ainsi, aujourd'hui, nous avons le A+, et le A++ me semble-t-il aussi, mais qu'en sera-t-il demain, et après-demain ? Va-t-il falloir reprendre des cours de math pour savoir lequel sera le moins consommateur entre un A^2 et Alog2 ?
Aurait-ce été moins compréhensible de choisir le A pour désigner la plus grosse consommation ? Nous aurions alors fait preuve d'optimisme en faisant confiance aux progrès énergétiques futurs !
Frigos et congélos de grandes surfaces :
Chaque fois que je fais mes courses, et d'autant plus dans les grandes surfaces, je m'insurge. Combien d'entre-elles sont fières de montrer leur esprit proche de l'environnement ? Nous les voyons nous proposer tout un panel de produits bio, créer eux-même leurs propres produits écologiques et de plus en plus traiter en exclusivité avec des agriculteurs bio (en Suisse, le phénomène est très visible).
Pourtant, derrière cette façade plutôt positive qu'ils nous montrent, ils en oublient complètement de remettre leur fonctionnement en question. Pour ne parler que ça, combien de frigos et autres congélateurs, pour faciliter le service des clients, sont encore sans porte ?
Pour nous éviter d'avoir à nous triturer l'esprit pour apprendre à ouvrir une porte de congélateur, ils se sont équipés d'appareils dépourvus de ces facheux obstacles insurmontables. Malheureusement, ces engins constament ouverts rafraîchissent aussi l'air l'extérieur et consomment ainsi de l'énergie pour rien.
A l'heure ou l'on nous invite à faire tout plein d'efforts pour limiter notre impact écologique, ces géants de la distribution se permettent encore et toujours d'utiliser ce type frigos et de congélos sans pour autant perdre la fasse et exhiber leur face « propre ».
Douchette économique :
Même les ONG à prédominance écologique nous invitent à acquérir une douchette économique. Pronatura (Suisse), le WWF ou encore la fondation Nicolas Hulot vont dans ce sens. Pourtant, malgrè la question suivante que je leur ai soumise, je n'ai reçu aucune réponse :
« Une douchette économique part du principe qu'en limitant le débit maximal, il y a économie d'eau lorsque l'on se douche. Pourtant, utiliser le débit maximal d'une douchette relève dans la plupart des cas du masochisme. La pression ainsi infligée au corps est telle que l'utilisateur réduit l'ouverture du robinet pour en limiter la pression et pouvoir profiter d'une douche agréable. Les douchettes dites économiques ne présentent-elles pas le même problème ? Si donc, dans le cas d'une douchette habituelle comme dans celui d'une douchette économique, l'utilisateur se voit dans l'obligation de réduire le débit d'eau pour s'éviter un massage intensif, l'étiquette « économique » de ces douchettes est-elle légitime ?
Personnellement, afin que l'eau s'écoule par la douchette, je suis obligé de régler le débit pour que le loquet reste en place et que l'eau ne se mette pas à couler directement par le robinet de la baignoire. Cette pression limite pour le loquet est plus que suffisante et sincèrement, une pression plus élevée relèverait d'une scéance d'aqua-massage. Si je venait à acquérir une douchette économique, serait-je vraiment plus économe en eau ? »
Les pesticides :
Quelle belle connerie encore que ces pesticides ! Pour assumer une agriculture intensive et limiter les pertes naturelles de nos productions agricoles, l'homme a inventé les pesticides. Fort peu positif du point de vu de la santé humaine, ces pesticides sont encore plus négatifs du point de vu de l'écologique.
Pourtant, un excellent produit écologique pourrait tout à fait remplacer ces substances chimiques loin d'être naturelles. Le purin d'ortie, facile et propre à produire est un excellent répulseur de parasites, un très bon engrais et un génial activateur de composte.
Malheureusement, le gouvernement français a décidé d'interdire sa fabrication et son utilisation au niveau professionnel. Ainsi, les agriculteurs non-bio sont obligés de produire avec les pesticides devenus habituels.
Regardez à côté de quoi on passe :
Purin d'ortie :
1.1.5 Kg de feuilles hachées d'ortie non montées en graines
2.10 L d'eau de pluie
3.3 semaines de patience pour la macération
4.Filtrage du mélange et le purin est prêt
Ensuite :
20% de purin + 80% d'eau de pluie : A pulvériser contre les maladies
20% de purin + 80% d'eau de pluie : Comme engrais liquide
10% de purin + 90% d'eau de pluie : En insecticide
Sans dilution : Comme activateur de compost
Nous avons ainsi de quoi produire plus proprement, je dirai même naturellement, mais non, c'est interdit.
Viandes Oméga 3 :
Aujourd'hui, en Europe occidentale, j'étais arrivé au point qu'un repas sans viande me paraissait être un repas incomplet et non équilibré. Pourtant, de par notre organisme et surtout notre système digestif, nous sommes frugivores. Notre alimentation devrait donc être centrée sur les fruits, les légumes et les pousses tendres et ce, à raison de 90%. La viande ne devrait en fait se consommer qu'une à deux fois par mois.
Nous savons combien l'élevage intensif est plus nocif pour notre planète que ne peut l'être l'agriculture intensive. Tonnes de flotte, tonnes de céréales, tonnes d'émissions de Co2 par les pets bovins, kilomètres carrés consacrés à l'élevage.
Pourtant, nos éleveurs viennent d'inventer la viande enrichie en oméga 3. Ainsi, leur slogan pourrait devenir : « Vous avez peur des maladies cardiovasculaires ? Mangez donc plus de viande. Graisses limitées en mauvais cholestérol et enrichies en oméga 3 ». En changeant l'alimentation des animaux, nous en transformons la chaire pour en faire de la viande meilleure pour l'homme.
Il y a quelques années, nous changions l'alimentation pour bovins afin répondre à certaines attentes humaines, et nous tombions sur lla catastrophe de la vache-folle. Qu'en sera-t-il avec cette nouvelle mode hormis le soucis écologique déjà soulevé par l'invitation à manger encore et toujours plus de viande ?
Les toilettes humides :
Notre évolution a voulu qu'un signe de réussite et de richesse s'exhibait derrière la porte de toilettes. La cuvette des WC associée à une chasse d'eau prouvait une certaine réussite sociale. Pourtant, le milieu aquatique est le pire des milieux pour la décomposition des excréments humains. Alors qu'il existe des solutions sèches répondant aux besoins de nos déjections, rien n'est fait pour les développer et les rendre plus accessibles et utilisables par tous.
L'éclairage public :
Encore une belle connerie tout ça. On nous invite une fois de plus à faire des économies d'énergie, mais on s'obstine à vouloir éclairer la tour Eiffel, la tour du Crédit Agricole, les millions de ponts et tous les autres édifices esthétiques. Nos yeux sont-ils plus importants que notre planète ? Les ménages doivent-ils une fois de plus faire plus d'efforts que nos communes, nos cantons, nos départements, nos pays ? Même dans les tous petits villages il en est de même. Ici, chez moi, un pont, plus ou moins perdu dans une vallée, se voit revêtu d'un voile de lumière bleueté pour passer ses nuits. Les cascades, les châteaux, les églises, tout est excuse à rajouter des luminaires partout. Mais pas grave, ce sont les contribuables et notre terre qui payent, alors on peut continuer.
Pire encore. Regardez toute cette débauche lumineuse pour ce qu'on appelle « fêtes de fin d'année ». Chaque année des millions d'ampoules sont allumées pour célébrer un événements transformé. Noël est sensé fêter la naissance du Christ, et pourtant, même les non-croyants continuent de le fêter. Noël est devenu la fête de la sur-consommation, qu'il s'agisse de pourrir ses enfants et ses proches ou de gâter nos papilles visuelles par de multiples éclairages superlatifs.
Taxes plutôt qu'éducation :
Les pays dits développés sont vraiment forts pour trouver les moyens de modifier les habitudes de consommation de ses citoyens dans le but répondre à un besoin écologique. Oui, on est bon pour faire raquer un peu tout le monde, mais qu'est-ce qu'on est nuls pour éduquer !
Taxer le peuple est-il synonyme d'éducation de ce peuple ?
Dans ce cas, pourquoi ne pas taxer nos enfants dès le plus jeune âge ? Ca rapporterait pourtant bien plus que de les mettre à l'école, non ?
Sérieusement, on sait taxer pour que les consommateurs fassent attention à leurs achats, mais sait-on imposer aux fabricants d'inventer des produits propres et bien emballés ? Combien d'appareils électroniques présentant un mode veille sont-ils encore produits ? Combien d'emballages superflus sont-ils encore en vente pour imposer le consommateur d'acheter plus qu'il ne le souhaite ? (certains légumes ne se vendent plus à l'unité mais empaquettés) Combien de voitures très polluantes sont-elles encore sur les chaînes de fabrication ?
On sait taxer les mauvais comportements, mais sait-on éduquer pour éviter ces actes néfastes ? Combien d'enfants se voient-ils éduqués du point de vue écologique ? Nos gouvernements se font forts d'êtres à l'écoute de la question environnementale, mais tout est fait pour ramasser encore plus de tunes par les taxes alors que rien n'est fait pour instruire, enfin presque.
Oui, presque, parce qu'on est forts pour inviter à faire des gestes qui rapportent. En effet, on est forts pour parler des bienfaits du superéthanol, mais on est carrément nuls pour parler des effets dévastateurs de ce même carburant. Hier encore, M6, dans « la route en direct, en faisait l'apologie en s'exclamant heureuse de voir bientôt 5 à 600 stations services français proposer cette merde sans nom.
Plutôt que taxer, éduquons pour un futur meilleur !
Limitation des naissances :
Voilà un sujet qui risque fort de faire réagir. Pourtant, il est bel et bien un sujet d'actualité, mais il reste vraiment tabou dans la bouche, et même dans l'esprit de presque tous.
Depuis de nombreuses années, nous ouvrons continuellement de nouvelles portes pour augmenter notre espérance de vie. Médecine, confort et lois vont dans le même sens : il faut tout faire pour rester en vie le plus longtemps possible. On en est même arrivés à interdire et à condamner l'euthanasie. Malheureusement, un tel comportement ne pouvait qu'aboutir à la situation du jour : surpopulation mondiale.
Non contents d'être trop nombreux, nous cherchons aussi le tout confort. Avoir plus ou moins tous les fruits et légumes à disposition en toute saison, être dans un bon lit douillet dans une maison chauffée, se partager tous les soirs un bon bout de viande en famille, mater la dernière connerie télévisuelle avec son entourage, partir à droite à gauche un peu comme ça nous chante, etc...
Il va de soit que nous sommes trop nombreux ici bas. La sélection naturelle ne se fait quasi plus pour l'être humain car il a su maîtriser des aspects médicaux et il a aussi su se protéger de ses prédateurs. Si nombreux que nous sommes et pour tenter de maintenir la survie de presque tous, nous faisons appel à l'agriculture et l'élevage intensifs, nous extrayons avec extravagance minerais et liquides vitaux de notre terre, et paradoxalement, nous avançons vers l'extinction des producteurs d'oxygène.
Cette aberration nous mène à toujours progresser pour un soit-disant plus grand confort, mais nous ne faisons toujours rien pour limiter notre présence sur terre.
L'Etat Français l'a bien compris. On vit de plus en plus longtemps, donc bossons plus longtemps. Mais si nous vivons de plus en plus vieux, ne faut-il pas aussi réduire les naissances pour ne pas se trouver en surnombre ?
Ici encore, l'être humain se croit l'être suprême. Oui, nous contrôlons tout ce qui nous entoure, nous tuons sangliers, chamois, bouquetins, renards, loups, ours et autres animaux encore en « liberté », nous stérilisons chats, chiens et autres animaux de « compagnie », nous procédons à des inséminations artificielles pour les vaches, les truies et autres animaux d'élevage pour limiter les naissances de tous ces êtres vivants, mais nous ne faisons rien pour nous. Chacun, ici en tout cas, est libre de procréer comme bon lui semble, sans limite autre que celle que la nature nous impose.
Pour faire preuve d'intégrité, nous devrions soit redonner l'entière liberté sexuelle à tous les animaux qui nous entourent et nous ne tuer que pour nous alimenter et ce en fonction de notre alimentation originelle, soit accepter une limitation de nos propres naissances, pour notre bien, celle de la nature et celle du futur.
Je pense bien qu'il reste encore bon nombre d'aberrations et de paradoxes écologiques à analyser ou à divulguer, mais je m'arrête ici, le billet est assez long comme ça.
A bon entendeur
Ted! Pensez à commenter