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ted
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04.11.2007
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Sentier des mines

Publié le 22/11/2007 à 12:00 par ted
Sentier des mines
Pour notre compte, voyager, ce n'est pas partir à la découverte d'une ville. Chez nous, voyager, c'est partir dans un autre cadre visuel, olfactif, auditif. Voyager, pour nous, c'est laisser transcender notre esprit devant ce que la nature a de plus beau. Alors aujourd'hui, nous vous invitons, raquettes aux pieds, à la découverte du sentier des mines, au dessus de Martigny.
***********************************
Parce que l'époque s'y prête, nous voici à vous livrer notre dernière rando en date. Parce qu'en seconde semaine de ce mois de janvier la neige n'était annoncée qu'à partir de 2600 m d'altitude, plutôt que d'aller arpenter à raquette les sentiers caillouteux, il nous a paru plus sage de nous évader en vous contant nos aventures.
Le jour des 30 ans de Ted, nous avons tout de même été honorés d'un jolie 60 cm de belle poudre. Suivi d'un jour éclatant d'un bleu ciel, ce jour appelait tant à sortir, à respirer ce bon air bien frais, bien sec. Oui, vous l'avez bien compris, ce bon air qui invite à l'évasion, aux escapades. Cet air d'une blancheur enivrante rimant avec dégourdissement des gambettes.
Le ton était prit depuis la veille.
Levés tôt, nous préparons tout le matos du bon raquetteur hivernal.
Le sac à dos se rempli :
La carte au 1:25 000 ème de la région à fouler
La boussole
La ripaille
Les couches thermiques pour pas cryogéniser à la moindre pause
Les bâtons télescopiques
Les ARVAs aux piles neuves et dont le fonctionnement est vérifié avant le départ
Les bonnes chaussures quelles sont bien chaudes et bien étanches
Les lunettes de soleil
L'appareil photo
Et bien sûr, l'essentiel, les raquettes qui nous éviteront d'avoir de la neige jusqu'aux roustons
Nous vous passons le détail du trajet jusqu'au point de départ. Tiens, au passage, c'est pas une étrangeté de notre langue, ça ? On se rend au point de départ. La logique ne voudrait-elle pas qu'on se rende plutôt au point d'arrivée ?
Bon, passons, laissons les neurones s'exciter sur d'autre petites choses, sur ces chaussons synthétiques que nos chaussures vont continuellement piétiner tout au long de la rando.
Notre départ se fait à Chemin-dessus, sur les hauteurs de Martigny, en plein Valais Suisse. 1100m d'altitude, la neige y est ici un peu moins présente que là ou nous étions la veille (même altitude, mais aux Marécottes, autre vallée). Vallée, Valais, valet, vas laid, grrr, encore de quoi s'y perdre dans les méandres de notre langue de communication. Tu m'étonnes qu'y en a qui se tapent dessus pour mauvaise compréhension mutuelle....
Bon, le but ici est de suivre les indications du topo, non suscité, mais non moins bien rangé dans nos bagages. Oups, koikeC qu'un topo nous demanderont certains. Ben, on vous laisse aller vous dégourdir les yeux aux travers d'une googlesque recherche, parce que nous ne sommes pas là pour parler de ça ! Ici, on parle raquette, on parle neige, on parle évasion, pas de prise de tête avec ces définitions à la noix, dont l'huile, soit disant passant a très bien relevé le défi d'agrémenter l'assaisonnement de la salade qui nous a rempli le bide en cette soirée.
Nous disions donc, ce 'tit bout de papier qui nous indique le chemin à suivre, nous informe que nous nous lançons vers la découverte du sentier des mines. Oui, celles qui explosent, celles qui ont fait des morts et des blessés. Oui, celles qu'il ne fait pas bon découvrir. Je parle bien des mines, salaires de la peur de tant d'ouvriers qui ramaient pour si peu.
Qu'est-ce qu'on peut causer nous, tout ça, et nous sommes toujours pas sortis de la voiture. Tout ça, et nous ne vous avons pas même encore parlé de ce petit village si récemment découvert par nos yeux et notre cœur, et qui, si l'école qui lui est attitrée n'était pas celle de la grande ville qui pue d'en bas, deviendrait fort probablement notre village, celui ou nous nous installerions bien en attendant la fin des études du 'tit ange avant de s'évader totalement et sans limites. Ce petit village qui a touché le cœur des trois anges que nous sommes, est excellemment bien placé, et pourtant, très peu habité. Bien situé, oui, parce que lorsque vous cherchez ou vous pourriez vous installer en altitude, y'a un sacré boulot de recherche à vous farcir. Si comme nous, la déprime n'est pas votre alliée, il faut tenir compte de l'ensoleillement du terrain, de la proximité plus ou moins raisonnable de votre lieu de travail, de la tranquillité environnante, de l'accessibilité du lieu en hiver, et j'en passe. Ici, le soleil, durant les plus courtes journées de l'année, donne à partir de 10h30, ce qui est plutôt bon pour un village d'altitude, d'autant qu'il ne s'en cache qu'à partir de 16h, ce qui n'est pas mal non plus, et surtout très très rare si l'on en croit tous les villages que nous avons visités. Le top aussi, c'est qu'il se trouve sur un mini-plateau, pas sur un flanc de montagne lui imposant d'avoir à subir les assauts phoniques des turbulences urbaines, autoroutières et ferroviaires de la vallée qu'il surplombe. La route qui y mène est trois fois intéressante. D'une, elle s'avale rapidement jusqu'à la gare de la grande ville d'en-bas (oui, celle qui pue, Martigny), environ 15 minutes sur route mouillée. De deux, il s'agit d'une route postale donc bien déneigée, normalement, l'hiver, ce qui est gage d'un moindre temps supplémentaire pour rejoindre la gare. De trois, il s'agit d'une route postale (Quoi, on l'a déjà dit ? Ben tanpis pour vous, on s'en fou, on continue). De trois, il s'agit d'une route postale (Quoi, on l'a déjà dit ? ...) De trois, il s'agit d'une route postale, et donc constamment empreintée pour les bus postaux reliant ainsi ledit village et ladite grande ville qui pue et qui génère tant de bruit dans la vallée. Entre le Mont Chemin, le Catogne, le Mont de l'Arpille et le Mont Fully, ce petit village arbore une petite centaine de chalets. Des plus beaux que les uns, des plus petits que les autres, mais heureusement, très peu d'immondes habitations exubérantes dans ce havre montagnard qui semble tout faire pour le rester. Que du bon quoi, ou presque. Dommage pour cette école.
Derrière l'église que nous dit le topo. Oui, derrière l'église, le sentier des mines débutera. Raquettes sur les sacs pour cause de rues trop bien dégagées, nous découvrons derrière ladite église, deux habitants de cette contrée. Le bénisseur, coureur des jupons de la brayeuse, tous deux à imprimer les traces de leurs tournage en rond dans cet enclos toujours trop petit. La neige s'accroche à leurs poils, mais c'est bien moins poilant que de nos Chipie et Tigrou, les deux autres poilus à courtes pattes de la maison, les deux miauleurs, qui gambadent dans une neige qui devient leur camouflage à chaque nouveau pas. Pour ces deux derniers, suffit de sautiller de pas en pas, et chaque atterrissage se transforme en tranchée pour mieux se cacher et se protéger des assauts du dernier poilu de l'histoire, le poilu aboyeur.
De l'autre côté de la ruelle, oui, derrière l'église (on vous l'a dit, on est bavards ce soir), jaillit du sol, tel un drapeau national arborant fièrement la terre conquise, un panneauceau nous orientant vers le début de la balade. L'introduction est plutôt aguicheuse. A arpenter ainsi le vieux village, nous découvrons sa composition qui se résume à 4 ou 5 maisons d'antan. De celles qui aiment à exhiber leurs pierres, de celles qui se couvrent d'ardoises mal découpées. De celles qui ravissent nos yeux, de celles qui feraient rêver plus d'un de nos lecteurs.
La sortie du village se fait par le sentier pédestre indiqué par ce jaune petit panneauceau. Ce dernier n'a pas encore l'âge d'être appelé "panneau". Sa majorité arrivera lorsqu'il quittera sa jaunisse.
L'asphalte se fait bouffer du terrain par la caillasse, la terre, le sable, la mousse, le sel. A croire que l'on foule un sentier et non plus une ruelle. Les sacs à dos passent alors à terre. Le soupçon d'intelligence que nous prenons toujours avec nous, nous invite à faire un pas de plus pour déposer ces lourds fardeaux sur une partie du sentier recouverte de ce doux revêt de neige, évitant ainsi l'achat d'un K2R ou autre VanishActionPlusFortQueToutesLesTâchesJTeLesTue en guise d'issue à la rando.
Deux sangles sauvagement relâchées libèrent les raquettes toutes aussi jaunes que le panneauceau qui est déjà à l'origine de tant de touches de clavier usées. Consciencieusement, entre le pouce et l'index, nous exerçons une belle pression sur les bouchons de pointe. Une par une, en les tirant vers l'extérieur, nous les retirons pour donner une bouffée d'oxygène à ces pointes étouffées depuis déjà bien trop longtemps. Sangles passées autour des grosses pompes, enfilées pour l'occase, articulation déverrouillée, cales de montée installées, flexion, extension des biscotos, et c'est parti. Les premiers mouvements paressent toujours faciles. Les membres sont légers, les doigts détendus devant l'épreuve de dextérité qui les attend. Ils tirent, et "scraaaatcheuhhh", les bâtons sont à leur tour libérés. On vit, on dévisse, on pousse, on tire, on règle, on resserre le tout, et c'est parti. Les premiers mouvements paressent toujours faciles. Les membres sont légers (Quoi, on l'a déjà dit ? allé, nous avons pitié, on vous la r'fait pas celle-là.) jusqu'à ce qu'ils s'emparent solidement de ce foutu sac à dos, toujours aussi lourd à mettre sur le dos. Les sangles sont réajustées. Bien serrées sur les hanches pour épargner les épaules et le dos, et c'est parti. Les premiers mouvements paressent toujours faciles. Les membres sont légers (Quoi encore...), jusqu'à que cette foutue hanche s'exprime une fois de plus. Etirements, marche, étirements et re-marche auront raison de sa parole. On lui a cloué le bec comme il se doit. Elle ne poindra le bout d'une nouvelle plainte qu'à la prochaine virée randonesque.
La grimpe se fait, pour l'instant en tout cas, assez aisée. Le sentier vire vers le sud du fond du village. La neige y est abondante, de quoi apprécier l'utilisation des raquettes. En longeant ainsi la vallée de Bagnes, celle qui héberge la célèbre station de Verbier ou les fous du freeride s'en donnent à cœur joie chaque année, nous longeons aussi le Catogne, qui, vu d'ici, parait d'une taille bien en dehors de la norme que notre humanité s'est donnée. A croire que les normes alpines diffèrent des nôtres. Faut dire, ses 2598 m ont de quoi imposer le respect !
La pente se fait plus prononcée, tout comme la poudreuse. Les traces de passage de quelques bipèdes sont bien visibles, mais rapidement, elles laissent place aux cris des marmots qui se perdent totalement dans leur jeu qui, au passage, parait bien stupide. Même en y regardant d'un peu plus près, impossible d'en comprendre le but. Munis d'un véhicule venus sans nul doute d'un autre monde, les voilà à gueuler à tue tête dans leur descente invoquant une certaine frénésie, puis, comme en panne de carburant, il sortent de leur moyen de transport, qu'ils transforment alors en toutou obéissant, et, par leur laisse, le traîne jusqu'à revenir au point de départ. Boule de poils redevenue moyen de location pour gamins en furie, ils réitèrent inlassablement le même spectacle. Allez comprendre. Y'en a qu'on vraiment que ça à faire...
Au loin, derrière la forêt, encore un peu plus loin, au bout de la vallée de Bagne, se dessine en tableau décoratif, la courbe du Grand Gombin, qui, fidèle à ses habitudes, est encore une fois vêtu de sa cape blanche. Nous avons eu beau demander à des experts, personne n'a encore su nous dire comment il est capable de supporter toujours la même vêtement été comme hiver. Certains ont bien tenté de nous dire que ses 4314 m lui octroyaient une certaine éternité blanchâtre, mais nous osons toutefois nous permettre de garder un certain scepticisme à l'égard de cette explication qui parait, vous en conviendrez certainement, venue d'un fond de bouteille d'absinthe.
Les traces s'éparpillent aux aléas des bifurcations franchies, et nous voilà à suivre le balisage symbolisé par un petit lutin armé d'une pioche à minerai de fer.
La nature s'y met elle aussi. Ben oui, pourquoi n'aurait-elle point droit au voyage. A sa manière donc, elle y participe. Tel le pin's le plus à la mode de nos jours, les arbres revêtent ce balisage, nous guidant à chaque pas vers la direction à prendre pour suivre le sentier des mines. La nature est très généreuse et ne fait preuve d'aucune sournoiserie. Pas moyen de se perdre avec ce balisage. Il faut avouer que l'on a un brin de chance dans nos bagages. La neige tombée la veille a été soufflée du bon sens et ne recouvre donc pas nos macarons indicateurs.
Quelques pancartes informatives ornent le sentier. Nous voici devant la première d'entre-elles. Ici, nous apprenons que les gisements que nous allons découvrir étaient les plus importants du Valais, devant ceux des Mayens-de-Chamoson et de Grund-Ganter près de Brigue. Il nous est précisé que les roches du Mont Chemin (qui nous concernent donc), formées dans la nuit des temps, ont été enfouies et "cuites" lors de l'apparition de la chaîne de montagnes hercynienne, il y a 300 millions d'années. Ces roches cuites sont appelées roches métamorphiques. Par dessus, des sédiments calcaires ou argileux se sont accumulés lorsque le tout se trouvait encore au fond de la mer. La formation des Alpes a fait jaillir des sédiments hors de l'eau. De l'époque hercynienne, nous avons hérités le minerai de fer, la fameuse magnétite qui était exploitée sous forme de filons appelés "lentilles".
Entre stalactites et belle poudre, nous suivons le sentier percé dans la forêt. Les arbres ont beaucoup grossis durant les fêtes, leur enveloppe de neige, pourtant d'aspect bien grassouillette, les mets en valeur dans un paysage toujours aussi beau, surtout par ce temps que même l'été aimerait vivre.
Lors d'une petite pause le long du chemin, nous sommes subitement surpris par une chevauchée sauvage. Une écuyère se promène avec sa grande jument. Telle une connaisseuse des réactions humaines, la conductrice de ce bolide nous annonce rapidement "Ne bougez pas". Dit très calmement mais si promptement, ces mots reflètent le respect et la confiance qu'elle confère à sa jument. Contempler le galop d'un cheval en pleine neige fait un beau spectacle. Toutefois, la rapidité de la scène ne permet pas d'empoigner l'appareil photo pour vous en offrir le plaisir visuel.
Le sentier change de versant. Nous voici donc du côté de la vallée du Rhône. A nos pieds, Martigny, devant dans la vallée, le Rhône, puis le lac Léman tout au loin, A droite, la vallée du Rhône aussi, mais cette fois, en direction de Sion, du Valais-central et du Haut-Valais. En face, mais en hauteur, une magnifique vue sur les Dents du Midi et la Dent de Salantin (qui m'appelle depuis tant de temps d'ailleurs). A gauche, la montée vers le col de la Forclaz qui mène à Chamonix.
Altitude 1370m, nouvelles informations nous concernant. Il y est écrit : Ce site d'extraction du fer a été fouillé par les archéologues. Il date de l'époque mérovingienne (VIIè siècle après J.C.). Les besoins en fer de cette époque étaient de l'ordre de 20 Kg par homme pendant toute sa vie. Ce fer servait à forger des outils (clous, araires, etc...) et des armes.
(NDLR : Je serais curieux de connaître la quantité de fer que nous consommons aujourd'hui.)
Le sentier oscille entre légères descentes et plat total. Les parties bien protégées par la forêt ne sont recouvertes que de quelques petits centimètres de neige qui se colle directement sur les raquettes. Ici donc, derrière nos pas, l'herbe brune réapparaît. Tel des ours en liberté, nous laissons derrière nous les traces de notre passage. Je ne sais pas combien de races animales savent reconnaître nos traces, mais nous, nous reconnaissons aisément les traces d'un chien qui est passé visiblement avant nous. En suivant du regard ces traces, tout porte à croire que Médor devait être d'une humeur plutôt joviale. Tout le long du sentier, ces traces ne cessaient de s'égarer à droite et à gauche du sentier.
Ca y est, 1349m et enfin une galerie. Le minerai de fer du Mont Chemin est la magnétite, un oxyde de fer naturellement aimanté. C'est une roche lourde et noire qui contient jusqu'à 60% de fer métallique (densité du minerai : 4 à 4,5). Cette galerie mène à la "lentille IIa" qui a livré 13 000 tonnes de minerai pendant la seconde guerre mondiale. (Ah, on vous avait pas dit ? La Suisse ne connait pas la neutralité, mais plutôt l'avantage des profits ;) ).
Au détour d'un arrêt vidange-randonneur, notre regard s'en prend à la cime d'un sapin. Ce sapin se croit encore à noël : le rayon de soleil qui en éclaire la pointe lui confère l'allure d'un sapin de noël. La photo est un peu floue, mais bon, contentez-vous donc un peu de ce qu'on vous met sous les yeux, nanmé ;)
Un peu plus loin, et tant qu'on est dans les histoires de sapins, un panneau d'informations nous informe (plutôt sympa de la part d'un panneau d'informations, non ? Sont bien éduqués les panneaux du coin, vous trouvez pas ? )... Nous disions donc, qu'un panneau d'informations nous informe de comment que c'est qu'on fait que pour reconnaître un sapin blanc d'un sapin.... ben, d'un autre sapin quoi. On a hésité un peu à vous donner la recette, parce qu'il faut avouer que la méthode est assez osée à notre goût, mais bon, on vous fait confiance, alors tâchez de garder ce petit secret pour vous, et surtout, tant que cela vous est possible, faites votre possible pour éviter de chercher à savoir si le sapin qui vous fait face est un sapin blanc ou non.
Tout d'abord, et par mesure de courtoisie, présentez-vous au sapin qui se trouve devant vos yeux. Oui, une belle révérance est de mise. Tendez-lui la main, serrez-lui, très légèrement, la branche, et profitez-en pour regarder la taille de ses aiguilles. Là est toute l'information qu'il vous faut. Si ses aiguilles sont fines, c'est déjà un bon signe de reconnaissance, mais allons plus loin, enfin, tentons, parce que la petite affaire qu'il vous à accomplir n'est pas des plus aisées en fonction du caractère de l'individu. Certains se laisseront empapaouter par une sournoise mascarade, d'autre se laisseront délibérément faire, alors que d'autre encore, risqueraient de ne pas apprécier du tout votre geste. Ce dernier consiste, au moyen d'une contorsion subtile, d'aller voir sous la jupe du sapin pour découvrir si oui ou non, ses aiguilles présentent deux bandes blanches sur leur face inférieure. Si tel est le cas, vous venez d'offusquer un sapin blanc et s'il venait alors à vous répondre que son nom est Sapin Pectiné, ne vous méprenez point, il s'agit de son nom de scène. Toutefois, ces quelques peu hazardeuses présentations faites, nous vous invitons à vite vous excuser et à vous retirer dans les plus brefs délais. Avoir violé, de la sorte, l'intimité d'un centenaire, voire même d'un tri-centenaire, peut vous valloir une belle coulée de neige dans la nuque.
Mais revenons un peu à notre Sentier des Mines.
Chaque entrée de galerie est décorée d'une belle indication expliquant l'interdiction d'y rentrer. Faut dire, nous ne sommes plus trop "hommes des cavernes" (quoique, certains....), et sincèrement, nous enfourner dans une "lentille" ou tant de gens ont du périr sous des éboulements, ça ne nous inspire étrangement guère.
On remonte très légèrement pour se stopper à 1350m devant d'entrée d'une autre "lentille": De celle-ci a été extrait 26 000 tonnes de minerai de fer pendant la seconde guerre mondiale. On y apprend que le coût de l'extraction du minerai était d'environ 52.- CHF (soit environ 30 euros) par tonne, alors que le prix de vente variait entre 25.- et 40.-. L'exploitation n'était donc pas rentable. En 1942, on offrait un salaire horaire de 1.40 à 1.70 CHF pour un mineur qualifié. Pour la nourriture et le logement à l'hôtel du Mont-Vélan, on demandait aux ouvriers 4.- par jour. Sglurps, z'étaient pas très efficaces les syndicats de l'époque :(
Pendant la seconde guerre mondiale, ces mines étaient équipées de chemins de fer à voies étroites, appelées voies Décauville. Ces voies permettaient le transport de très lourdes charges dans les galeries. Elles servaient aussi bien au convoyage du minerai qu'à celui des déblais stériles, des bois d'étayage ou même du personnel de la mine. Tu crois qu'ils y faisaient des courses de wagonnets ? Tu crois qu'Indiana Jones est passé par ces mines pour s'entraîner avec le tournage ? Le minerai était ensuite déversé dans un chenal de bois qui l'amenait à un téléphérique, aujourd'hui disparu.
Vous en avez de la chance ! On a pensé à vous durant ce petit périple. On vous a rapporté une belle photo d'un wagonnet abandonné, retrouvé dans une des galeries. Les mœurs ont bien changées, et aujourd'hui, ce wagonnet ne "sert" plus qu'à entreposer les flocons de neige jusqu'à ce qu'ils fondent.
Tiens, en écrivant ce texte, on en profite pour refaire le tour des photos correspondantes, et nous sommes tombés sur une petite phrase qui nous plait bien. Un panneau indique ainsi : Actuellement, les boisages des travers-bancs sont complètement pourris et les galeries se comblent lentement au cours des années. La nature reprend ainsi ses droits, masquant les entrées et les puits de ventilation des galeries. Perso, on aime bien, et VIVE LA NATURE !
Ce même panneau nous indique aussi que les galeries ne pouvaient pas être percées directement dans l'axe du filon, mais on les atteignait latéralement à travers des roches stériles, par une galerie appelée travers-banc. Malheureusement, les roches traversées par ces travers-bancs sont ici des schistes, particulièrement friables et instables, ce qui nécessitait un soutènement en bois afin d'éviter l'effondrement de la voûte de la galerie. Ces travers-bancs ont causé beaucoup de soucis aux mineurs. Il fallait en surveiller et entretenir constamment les boisages. D'énormes quantités de bois étaient nécessaires à la sécurité de l'exploitation et la forêt du voisinage en a payé les frais...
Le sentier ressemble à ce qu'il était avant. Rien de plus, rien de moins, juste quelques belles percées pour contempler sous un autre angle, les sommets précédemment cités. Toutefois, les 1250m d'altitude ou nous nous trouvons nous renseignent de l'approche de la fin du sentier des mines
Au fait, on ne vous a pas dit ? Le magnétisme naturel du minerai du Mont Chemin a été mis à profit de deux manières différentes :
- Entre les deux guerres mondiales, des prospections au magnétomètre permirent de dresser une carte de toutes les anomalies magnétiques et de découvrir de grandes lentilles de minerai cachées sous les moraines.
- Pendant la seconde guerre mondiale, le tout-venant sortant des mines était broyé, puis passait dans un grand cylindre tournant magnétique, qui permettait de séparer facilement le minerai riche de la gangue stérile.
Le chemin redescend peu à peu vers le village de notre départ, mais les images fusent dans ma tête. Ces grandes étendues forestières recouvertes de neige ne peut que nous appeler à l'évasion encore plus profonde. Peut-être est-ce la réponse à ce que notre vie attend de nous. Je nous vois alors, complètement retirés, sur une terre ou l'homme n'est pas beaucoup allé. Une cabane en bois, un feu de cheminée pour faire chauffer la ripaille, et dehors, la neige qui tombe à gros flocons. Le vent souffle fort, ce n'est pas une journée à sortir, et pourtant, nous n'avons pas trop le choix. Ce soir, sur le feu, chauffe notre dernier bout de gras qui se perdait tout seul dans notre réserve. Il faut chausser les grosses raquettes, le blouson, et aller voir ce que la nature nous réserve pour les jours à venir. La débâcle a déjà commencé et les rivières s'animent de nouveau. Peut-être aurons-nous droit à quelques saumons, mais la rivière reste bien loin pour tenter de l'approcher par ce temps.Peut-être ce sera un carribou, peut-être un ours, qui sait..... ***** Mode Rêverie = OFF ****
Nous voici de retour devant le Mont de l'Arpille. Par rapport à ce matin, il n'a pas bougé. Par rapport à ce matin, il est toujours aussi blanc. Il doit pas être bien le pauvre, une journée complète à être blanc de peau à ce point là... On l'a pourtant bien invité à aller consulter sur le champ, mais on vous raconte pas comment c'est entêté une montagne... Bref...
Nous disions tout à l'heure que la nature a su reprendre son bien. Ici, l'homme a su démolir totalement un paysage. Nous ne la voyons pas d'ou nous sommes, mais nous la connaissons par cœur tellement elle est visible de la vallée. Aujourd'hui, par contre, nous sommes juste dessus. Dessous ces grosses lignes à haute-tension, mais directement sur cette tranchée forestière qui a totalement séparé en deux le versant nord de cette forêt. Bouhhhhhhhhh.
Au fait, saviez-vous que le petit vallon que suit le sentier que nous arpentons depuis ce matin, est une curiosité géologique à lui tout seul ? Il y a de cela à peu près 25 000 ans, le glacier du Rhône a creusé la roche en place (des gneiss du massif du Mont-Blanc). Lors de son retrait, il a laissé derrière lui des lambeaux de moraine (il aurait pu faire le ménage tout de même, nanmé), qui confèrent au site cet aspect de chemin creux. Le Sacellat recèle une galerie datant probablement du XIXè siècle, d'ou on a extrait le fer. Il y a donc à peu près 25 000 ans, le glacier du Rhône recouvrait notre vallée du Rhône jusqu'à une altitude de 2500 m. A noter que le niveau actuel de la plaine du Rhône est d'environ 500 m d'altitude. Ca retourne un as de pique, non ?
Dites, ça vous laisse sur votre faim si on vous disait que c'est déjà fini ?
Ben tanpis, parce que c'est vrai, mais pas de soucis, on vous fera encore voyager sous peu.


Fab et Ted!

Quand un groupe parle pour moi (suite)

Publié le 22/11/2007 à 12:00 par ted
...Suite

Pour tous ceux qui cherchent mieux (je dois certainement en faire partie)

La route pour ailleurs (Sinsémilia) :

C’est demain
Quitter les siens
Il le sait et ce soir
Résonnent en son cœur ses peurs et ses espoirs
Tourner la page
Quitter l’village
Qui l ‘a vu naître mais aujourd’hui
L’empêche de grandir
Pour lui
Sonne l’heure de partir
Sonne l’heure de l’exil

Ref :
Prendre la route pour ailleurs
Rêvant de vivre le meilleur
Aux quatre coins du monde aujourd’hui
Des hommes fuient leur vie

Long l’ chemin fatigant
Franchir les montagnes et les océans
Serrer les dents
En croisant le mépris dans le regard des gens
Ne pas s’accorder de trêve
Ne pas craquer pour ne pas trahir ses rêves
Le village c’était hier
Mais déjà loin derrière
Il pense à la famille restée là bas
Essuie une larme et presse le pas
Ref :……
Mais le mirage est trompeur
En route le rêve se perd
Combien au départ
Partis plein d’espoir
N’arriveront jamais à bon port
Ou n’y trouveront qu’ le pire
Lui c’est au fil des heures
Qu’il comprendra son erreur
Dans les riches contrées on ne partage pas l’bonheur
Avec ceux dont l’passeport n’a pas la bonne couleur
Il n’en a pas encore conscience
Garde confiance
Et comme lui des milliers d’hommes avancent…..

***

On se fait souvent une image iddylique, ou tout du moins, une belle image de nos rêves. Pourtant, ceux-ci sont souvent décevants. Je rêve moi-même d'un monde meilleur, comme tout le monde d'ailleur je pense. Je le pense atteignable, si l'on accepte de se séparer de notre plaie, mais qui nous est si chère, l'argent et surtout la bourse, mais il s'agira certainement d'un futur que je n'aurai l'occasion de connaître. Je rêve donc d'un exile particulier, un exile de retiré, loin de toute société prônant la mère monnaie, mais que m'y attend-il ? L'avenir peut-être me permettra de vous le dire.

Pour tous ceux qui me pensent sur une mauvaise pente

Oublie-moi (Riké)

S'il faut savoir baisser la tête
Jouer du baise-main et des courbettes
Pour être invité à la fête
Pour avoir droit à sa coupette
S'il faut savoir cirer les pompes
Du commandant et de ses pontes
Si c'est le m'as-tu vu qui compte
Et les belles histoires qu'on raconte

{Refrain}
Oublie-moi
S'il faut changer ce qui est moi
Oublie-moi
Oublie-moi
Pour être accepté ici-bas
Oublie-moi

Si pour pouvoir prendre ta main
Je dois abandonner les miens
Si pour avoir droit à tes lèvres
Je dois abandonner mes rêves
Si l'amour tel que tu l'attends
Ne se conjugue pas à plein temps

{Au refrain}

J'veux pas rougir face au miroir
J'ai encore tant besoin d'y croire
J'peux pas trahir mes idéaux
Juste pour que quelqu'un me trouve beau
Ma liberté n'a pas de prix
Et si tout ca n'est pas compris...

{Au refrain}

***

Laissez-moi libre de penser ce que je veux, laissez-moi vivre la vie que je cherche à vivre et surtout, arrêtez donc de vous inquièter pour moi, pour mon cas, mon état d'esprit et tout le reste. Je suis bien ainsi, je me sens bien, et c'est bien ça le plus important, non ?

Encore un mot pour nos dirigeants

Brillons (Riké)

Rions, pour ne pas en pleurer
Crions, pour ne pas déséspérer
Brillons, pour tenter d'éclairer
L'obsurité dans laquelle sombre la réalité

Ils connaissent les règles du jeu
Les mises et les enjeux
Ils se sont quand même assis à la table
Priant les cartes d'éviter l'inévitable
Ils ont joué et perdu, nombreux l'avaient prédit
Ils ont joué et perdu, la terre ne fait plus crédit
Alors !

Rions, pour ne pas en pleurer
Crions, pour ne pas déséspérer
Brillons, pour tenter d'éclairer
L'obsurité dans laquelle sombre la réalité

Quelques joueurs chanceux ont raflé l'bénéfice
Pères bien peu scrupuleux jouant l'avenir de leurs fils
Et ont paye sa tournée en assoiffant les autres
Et on remet le couvert tant qu'ça n'affame pas les nôtres
Pas de prolèmes de conscience face à l'appât du gain
Combien d'vies innocentes sacrifiés par leurs mains
Leurs sourires aujourd'hui font les larmes de demain
C'est nous qui sommes tapis sans avoir eu les cartes en mains

Rions, pour ne pas en pleurer
Crions, pour ne pas déséspérer
Brillons, pour tenter d'éclairer
L'obsurité dans laquelle sombre la réalité

Mais la partie n'est pas finie
Tant qu'il nous reste encore l'envie
Vivons, vivons, vivons!!

***

Merci à tous ces cons qui nous font, aujourd'hui, payer le prix de leur égoïsme, de leur fermeture d'esprit, le prix de le profit d'antant et d'aujourd'hui encore.

A tous ceux qui n'ont pas vraiment eu de père

Un père (Riké)

Quand il pense à lui ce n'est que colère
Un enfant ne pardonne pas qu'on fasse pleurer sa mère
L'adulte qu'il est devenu n'est pas sorti d'affaire
Tant l'esprit porte encore les cicatrices d'hier
Un autre ailleurs et une autre souffrance
Quand chaque souvenir d'enfance est marqué par l'absence
Il aimerait tant savoir
Avoir quelqu'un à qui en vouloir

Il aurait dû être son héros
Le plus fort le plus gentil le plus beau
Il aurait dû être son guide
Celui qui tient la main quand on s'approche du vide
Un refuge, un exemple, un repère
Bref juste un père

Elle, elle n'a jamais su que faire
Doit-elle parler, doit-elle se taire ?
Doit-elle tenter de pardonner les offenses
Ou lui faire payer le vol de l'innocence ?

Il aurait dû être son héros
Le plus fort le plus gentil le plus beau
Il aurait dû être son guide
Celui qui tient la main quand on s'approche du vide
Un refuge, un exemple, un repère
Bref juste un père

Combien d'hommes font des enfants
Mais ne seront jamais pères ?
Donner la vie et prendre soin
Ne vont pas toujours de pair

Il aurait dû être son héros
Le plus fort le plus gentil le plus beau
Il aurait dû être son guide
Celui qui tient la main quand on s'approche du vide
Un refuge, un exemple, un repère
Bref juste un père

***

No comment

Encore un dernier p'tit mot pour nos dirigeants, notre gouvernement, tous ceux qui ont un certain "pouvoir" sur autrui

De quoi s'plaint-on (Sinsémilia) :

De quoi s’plaint on
De quel droit haussons nous l’ton
De quoi s’plaint on
De quel droit ?

On a tout
Tant rêvent d’autant
Il paraît qu’on devrait s’estimer content
Ici c’est vrai
On mange à notre faim
Souvent d’la merde, mais assaisonnée avec soin
Ici on a tous un abrit
Tous, sauf les sans-abrit
Ref…..
Ici à l’école on t’apprend même un boulot
Payé au smic, mais ho, faut pas en demander trop
Et si tu fais partie des millions de malchanceux
Ils ont pensé à toi, et créé L’ANPE
Où ils t’aident à trouver un métier
Qu’ils trouvent pas, mais l’important c’est de participer
Ref…..

***

Ben oui, pourquoi je perds mon temps, ici, à me plaindre ?

Et si je devais vous quitter pour un autre lieu, je vous dirai...

Là-bas (Jean-Jacques Goldman) :

Là-bas
Tout est neuf et tout est sauvage
Libre continent sans grillage
Ici, nos rêves sont étroits
C'est pour ça que j'irai là-bas

Là-bas
Faut du cœur et faut du courage
Mais tout est possible à mon âge
Si tu as la force et la foi
L'or est à portée de tes doigts
C'est pour ça que j'irai là-bas

N'y va pas
Y a des tempêtes et des naufrages
Le feu, les diables et les mirages
Je te sais si fragile parfois
Reste au creux de moi

On a tant d'amour à faire
Tant de bonheur à venir
Je te veux mari et père
Et toi, tu rêves de partir

Ici, tout est joué d'avance
Et l'on n'y peut rien changer
Tout dépend de ta naissance
Et moi je ne suis pas bien né

Là-bas
Loin de nos vies, de nos villages
J'oublierai ta voix, ton visage
J'ai beau te serrer dans mes bras
Tu m'échappes déjà, là-bas

J'aurai ma chance, j'aurai mes droits
N'y va pas
Et la fierté qu'ici je n'ai pas
Là-bas
Tout ce que tu mérites est à toi
N'y va pas
Ici, les autres imposent leur loi
Là-bas
Je te perdrai peut-être là-bas
N'y va pas
Mais je me perds si je reste là
Là-bas
La vie ne m'a pas laissé le choix
N'y va pas
Toi et moi, ce sera là-bas ou pas
Là-bas
Tout est neuf et tout est sauvage
N'y va pas
Libre continent sans grillage
Là-bas
Beau comme on n'imagine pas
N'y va pas
Ici, même nos rêves sont étroits
Là-bas
C'est pour ça que j'irai là-bas
N'y va pas
On ne m'a pas laissé le choix
Là-bas
Je me perds si je reste là
N'y va pas
C'est pour ça que j'irai là-bas

***

Parce que si nos vies ne changent pas d'ici-là, si la société continue ainsi à s'enterrer, lorsque mon 'tit ange pourra faire son "libre" choix, mon autre ange et moi partirons plus que probablement pour une autre aventure de vie, celle ou il n'y a vraiment plus de prise de tête, celle ou l'argent ne fait plus sa loi, celle ou le pouvoir n'est pas convoité, celle ou RELATIONS humaines et RELATIONS avec la nature ne font plus qu'UNE.

Pour un autre lieu disais-je ?

Ma vie au soleil (Riké)

J'ai longtemps pensé que mon bonheur
Rimerait avec ailleurs
Regardant l'horizon, en attendant mon heure
J'ai souvent pensé que le destin
M'emmenerait au loin
Me poussant à l'exil, mais seulement pour mon bien
J'ai espéré partir
Voir mon avion venir
Pour n'pas laisser les rêves ternir et enfin construire

Refrain:
Ma vie au soleil
Au pays des merveilles
Mon île
éloigné du béton des villes

J'ai pris l'temps d'aller voir ailleurs
J'ai pas croisé l'honneur
Juste des hommes qui comme moi
Rêvaient d'une vie meilleure Sur l'chemin du retour j'ai essayé de comprendre
Où se trouve cet éden que chacun semble attendre
On rêve de ce qu'on a pas
Sans voir ce que l'on a
Y a tout autour de moi
Pour construire de mes bras

Refrain

J'suis parti en quête de mes rêves, sans m'accorder de trêve
Pas une seconde à perdre tant qu'j'vois que la vie est brève
C'est ici chaque jour que j'construis de quoi nourrir ma vie
En délire, en sourire, en amour, en plaisir
J'ai oublié l'ailleurs, en profitant de chaque heure
Sans même me rendre compte, j'ai trouvé mon Bonheur

Refrain

***

Un jour, j'accepterai peut-être qu'il est réellement possible de trouver le bonheur là ou je vis...

Voilà mon coup de coeur est passé, ça fait du bien, merci de m'avoir lu.

TED!

Quand un groupe parle pour moi...

Publié le 22/11/2007 à 12:00 par ted
Quand un groupe parle pour moi...
Ce texte, je ne savais comment l'écrire. Mais depuis deux semaines, je me berce aux sons des rythmes d'un groupe que je ne découvre que maintenant. Ils sont déjà pas mal connus, se sont déjà fait une petite place, toutefois, en outre-passant le bourrage de crâne médiatique, j'ai trouvé LE groupe qui me correspond vraiment. Au travers ce texte, je vous en livre quelques paroles qui reflètent à 100% le moi que je suis aujourd'hui, celui que je suis devenu, celui que je dessine jour après jour.

Alors, si j'avais un mot chantant à vous servir, à vous, mesdames...

Née elle (Sinsémilia) :

Depuis des générations et des générations
Depuis les prémices des premières civilisations
Une majorité qui n'en est pas une
Impose sa domination
A une minorité qui n'en est pas une, mais subit l'oppression
D'un apartheid sans couleur sans frontière sans nation
Et dont l'on est si loin de l'abolition
Et dont l'on est si loin de l'abolition
Elle connaît la situation
Ne se berce pas d'illusions
Sans parler de soumission
Elle s'est fait une raison

Elle est née elle, elle et pas lui,
Elle et pas lui
Elle n'aura pas les mêmes chances que lui,
Pas les mêmes droits lui si
Elle est née elle, elle et pas lui
Elle et pas lui
Elle n'aura pas les mêmes chances que lui,
Pas les mêmes droits dans la vie

De tous les maux les religions les ont désignées coupables
Même des erreurs de l'homme elles sont tenues responsables
Fables, à la mauvaise foi palpable
Ces hommes punissent la femme de leur propre instinct bestial
Car si le sexe est business dites moi
Quels en sont les clients
Dans les histoires pour viol dites moi
Quel est le sexe des délinquants
Dans les histoires d'inceste dites moi
Combien accusent la maman
Ces faits divers parlent d'eux même
Et pour l'homme sont accablants
Mais les clichés persistent
Bien qu'étant d'un autre temps
Elle connaît la situation
Ne se berce pas d'illusions
Sans parler de soumission
Elle s'est fait une raison

Elle est née elle, elle et pas lui,
Elle et pas lui
Elle n'aura pas les mêmes chances que lui,
Pas les mêmes droits lui si
Elle est née elle, elle et pas lui
Elle et pas lui
Elle n'aura pas les mêmes chances que lui,
Pas les mêmes droits dans la vie

Même au pays des droits de l'homme
Ceux d'la femme restent bafoués
Le nier c'est nier la réalité
Regarde : elle a les mêmes diplômes que lui, les mêmes capacités
Mais elle finit assistante quand il finit PDG
Et si la vie lui accorde le même métier
Les statistiques le prouvent la femme reste moins payée
Des exemples comme ça y'en a plein notre société
Et c'est encore pire dans les mentalités
Y'a des domaines où on risque pas d'voter la parité
Pas d'panique les tâches ménagères restent leur propriété
Et j'te parle pas d'sexualité tant flag est l'inégalité
Entre un play boy respecté et une femme qui se fait insulter
Sexiste notre société telle est la vérité
Machiste notre société telle est la vérité
Elle connaît la situation
Ne se berce pas d'illusions
Elle s'est fait une raison

Elle est née elle, elle et pas lui,
Elle et pas lui
Elle n'aura pas les même chances que lui,
Pas les mêmes droits lui si
Elle est née elle, elle et pas lui
Elle et pas lui
Naitre elle elle n'a pas choisi
Mais elle en paye le prix
Elle est née elle…

***

On aura beau dire ce que l'on veut, la parité, l'égalité et l'équitité n'apparaissent que dans les paroles de ceux qui veulent se montrer bons. Si nous avions la moindre intention de mettre tout le monde à niveau, il n'y aurait pas de discrimination,ni sexuelle, ni raciale, ou encore d'autre discriminations de nationalité. Un jour nous accepterons de nous rendre à l'évidence que le visuel ne reflète pas notre intérieur. Je ne puis nier que femmes et hommes sont différents, mais de cette différence, justement, tirons-en la complémentarité qui en émane, apprenons l'un de l'autre, et surtout ARRETONS de rabaisser les femmes. Alors, parce que les lois ne nous aident aucunement à nous rendre REELLEMENT à cette évidence, je nous invite, nous, hommes, à faire évoluer les choses, de ne plus accepter de différences sur notre lieu de travail, sur le prix de nos fringues, sur le prix de nos shampooings, sur les images que l'on véhicule les uns des autres, et sur tout ce que je n'ai pas mentionné ici.

Si j'avais une lettre à envoyer à tous, d'ici ou d'ailleurs...

La mauvaise réputation, hommage à Georges Brassens par Sinsémilia :

Parce qu'il n'est pas nécessaire d'avoir des dreads
ou une crête sur la tête pour être un rebelle.

Au village, sans prétention,
J'ai mauvaise réputation.
Qu'je m'démène ou qu'je reste coi
Je pass' pour un je-ne-sais-quoi!
Je ne fait pourtant de tort à personne
En suivant mon chemin de petit bonhomme.
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde médit de moi,
Sauf les muets, ça va de soi.

Le jour du Quatorze Juillet
Je reste dans mon lit douillet.
La musique qui marche au pas,
Cela ne me regarde pas.
Je ne fais pourtant de tort à personne,
En n'écoutant pas le clairon qui sonne.
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde me montre du doigt
Sauf les manchots, ça va de soi.

Quand j'croise un voleur malchanceux,
Poursuivi par un cul-terreux;
J'lance la patte et pourquoi le taire,
Le cul-terreux s'retrouv' par terre
Je ne fait pourtant de tort à personne,
En laissant courir les voleurs de pommes.
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde se rue sur moi,
Sauf les culs-de-jatte, ça va de soi.

Pas besoin d'être Jérémie,
Pour d'viner l'sort qui m'est promis,
S'ils trouv'nt une corde à leur goût,
Ils me la passeront au cou,
Je ne fait pourtant de tort à personne,
En suivant les ch'mins qui n'mènent pas à Rome,
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout l'mond' viendra me voir pendu,
Sauf les aveugles, bien entendu.

***

Pourquoi, aujourd'hui encore, entend-on, après chaque mariage : "Et les enfants, c'est pour quand ?" ; "Et pour vous, c'est quand votre tour ?". Pourquoi à la fin de chaque compte de fée, voit-on encore aujourd'hui : "Ils furent heureux et eurent beaucoup d'enfants ?"
La vie ne peut-elle différer du tracé que nos ancêtres croyaient inévitable ? Le bonheur comme l'un le voit, DOIT-il correspondre au bonheur que l'autre inspire ? DOIT-on suivre les schémas qu'une religion, qu'une société, qu'une habitude, que nos parents nous inculquent ?
Pourquoi, à trente ans est-il, aujourd'hui encore, impossible d'être considéré à sa juste valeur avec des dreads sur la tête, avec un piercing original ? Nous sommes dans un moule. En sortir, c'est s'admettre soi-même la fessée que nos parents nous ont promise, parce que les lignes sont tracées. Pourtant, nous ne sommes pas si crédules que ça, plus ou moins, nous cherchons à nous rendre uniques, à nous différencier, mais nous employons tous les mêmes méthodes. Pour être différents, on se fait un tatouage, puis tout le monde s'y met, on se perce, tout le monde s'y met, on tune une voiture, et tout le monde s'y met, on habille notre intérieur d'exotiques saveurs, tout le monde s'y met. On ne sais plus être SOI, nous sommes dans l'obligation de suivre un moule. Le moule nous dit, pour réussir, il faut bien travailler à l'école, et tant pis si t'es pas né sous l'étoile de la réussite. Le moule nous dit, pour bien vivre, il faut faire de longues études, et tant pis si t'as pas les parents qu'il faut pour assumer. Le moule nous dit, il faut diriger pour être au top, et tant pis si t'es pas fait pour manager. Le moule est fait, mais ne se refait jamais ou trop peu. Le moule n'est pas capable de réellement se remettre en question, incapable de se remouler pour laisser sa chance à tout le monde, au contraire, le moule se referme inéluctablement sur lui-même pour laisser derrière lui toujours plus d'exclus. Il faut bosser, non, même pas, 'scuse, il faut la thune, le reste, c'est de la pacotille, c'est pour faire parler... Alors merci, laissez-moi ne pas vivre dans ce moule, mais à toi, moule de tout ce moule, apprend à ne pas m'écraser pour autant, apprenons à nous compléter et à nous respecter mutuellement. Pourquoi cette dernière phrase ? Parce qu'il est impossible aujourd'hui, dans un pays qui se dit développé, de ne pas suivre le moule qu'il impose à ses habitants. Pourtant, quel mal y-a-t-il à vivre dans le respect des autres, dans le respect de la nature, mais sans suivre le chemin de tout le monde ?

Si j'avais un mail à envoyer à celui qui se renconnaîtra...

Bienvenue en Chiraquie (Sinsémilia) :

Bienvenue mes amis
Venez, venez
Vous êtes tous invitez
Vous êtes tous les bienvenus, en Chiraquie

Ici c'est chez toi
Oui mais tu fermes ta gueule, fermes ta gueule
Ici y a un roi
Et des seigneurs qui font c'qu'ils veulent
Ici y a des lois
Mais seulement pour le peuple, seulement pour le peuple
L'immunité en suprême privilège
La justice en état de siège

Refrain :
Bienvenue en Chiraquie
Démocratie s'fait monarchie
T'étonnes pas si ça chie
Bienvenue en Chiraquie
Bienvenue, et constates le gachis

J'entends les cris de la rue
Mais au château ça reste sourd
Tant qu'le peuple paie sa dîme
Ca festoye à la cour
Pour les appels au secours
On ressort les beaux discours
Voilà les bouffons du roi qui dansent et gesticulent
Leur mission : faire passer la pilule
Leur méthode : de promesses en mensonges sans le moindre scrupule
Mais dîtes-moi qui est encore crédule ?

Refrain :
Bienvenue en Chiraquie
Démocratie s'fait monarchie
T'étonnes pas si ça chie
Bienvenue en Chiraquie
Bienvenue, et constates le gachis

Pourtant, qu'il est valeureux
(le roi) si souvent victorieux
Détournements de fonds ; emplois fictifs ; abus d'biens sociaux ; HLM de Paris ;
Contemples les victoires, de notre roi
Dans sa guerre contre la loi

Refrain :
Bienvenue en Chiraquie
Démocratie s'fait monarchie
T'étonnes pas si ça chie
Bienvenue en Chiraquie
Bienvenue, et constates le gachis

Ici c'est chez toi
Oui mais tu fermes ta gueule, fermes ta gueule
Ici y a un roi
Et des seigneurs qui font c'qu'ils veulent
Ici y a des lois
Mais seulement pour le peuple, seulement pour le peuple
L'immunité en suprême privilège
La justice en état de siège

Le message est clair pour une fois
Toi et moi on s'appelle "France d'en bas"
Et même si ta vie est un combat
Saches que tout le monde s'en bat dans leurs débats
On est juste des statistiques
Des braves bêtes bien sympathiques
Des marchandises d'arrière-boutique
Valeur marchandes de leurs trafics
Cette fois c'est pas du cinéma
C'que j'vois, c'est pire qu'du Coppola
C'est au sommet de l'état
Que règne leur mafia...

***

Ai-je besoin de commenter ? Surtout en cette période pré-électorale ou certains s'amusent à dire qu'il serait bien capable de se lancer pour une troisième partie. Et dire qu'on a étés assez cons pour le faire aller jusqu'au second tour en 2002... Et pourtant, quoiqu'il advienne des prochaines élection, j'ai bien peur que la situation reste plus ou moins inchangée. Trop de profits au pouvoir pourri le pouvoir. Trop d'intérêts personnels au gouvernement pourri le gouvernement. A quand, quelqu'un de vraiment à l'écoute, quelqu'un qui gère un pays et non pas sa propre situation ? Quelqu'un qui répond au peuple et non pas à son compte perso ? A quand peuple qui ne se fait plus leurer par la manipulation médiatique et politique ? A quand un mouvement, un vrai, pour enfin être REELLEMENT considérés ?

Si j'avais un message à faire passer à tout le monde...

L'amour comme arme (Sinsémilia) :


Love is the answer
Love is the way
Love is the answer
Love is what you need in your heart today

Love is the answer
Love is the way
Love is the answer
Love is what you need in your heart today

If you don't have love you got
Nothing at all
If you don't have love, love, lo-o-ove

J'débarque pour parler d'amour et déjà j'te vois sourire
Tu t'dis c'est quoi ce hippy, ce mec s'prend pour Jésus Christ
Mais rigole c'est tchi
Je me moque des moqueries et je te lâche mon lyric
Nos vies sont devenues des compétitions
Gagner est une obligation
Car si tu traînes en fin de p'loton
Y'aura pas de prolongations
Le chômage sanctionne : expulsion
Alors chacun rame dans sa propre direction
Notre galère tangue, elle risque de bientôt toucher l'fond
Quelle place reste t-il à l'amour dans cette big confusion
Celle d'une vibe en voie de disparition

Love is the answer
Love is the way
Love is the answer
Love is what you need in your heart today

Alors bien sûr on sait encore aimer son père et sa mère
On sait encore aimer ses soeurs et ses frères
Pour les gens avec qui l'on vit cela est si naturel
Mais pour les gens autour cela me semble moins clair
Difficile d'aimer les autres quand dès l'école primaire
On nous les a présentés comme étant nos adversaires
Les relations humaines sont devenues des mini-guerres
Et moi j'passe pour un con quand j'dis qu'on est tous des frères

Aime ton prochain telle devrait être la loi des lois
C'est pas nouveau, c'est pas de moi et pourtant man j'y crois
La vraie révolution je l'sais passe par là (C'est ça !)
Contre un système qui développe la haine j'utilise l'amour comme arme

TF1 style, you know ?
Paske ces gens-là, à chaque fois qu'ils viennent parler d'amour
C'est la plage, la mer, les jolies filles
Eh mais man, l'amour c'est beaucoup plus que ça !

Love is the answer
Love is the way
Love is the answer
Love is what you need in your heart today

Education = Différent relations humaines, juste le profit pour une entreprise, pour la société

***

Parce qu'on a plus la notion de l'amour. L'amour aujourd'hui, c'est en couple, et pourtant, comme ils le disent si bien, Man, l'amour, c'est beaucoup plus que ça. Parce que notre système nous apprend à nous battre dans cette société si défiante, parce qu'à l'école, on nous apprend à être meilleur que son voisin, alors qu'on n'est toujours pas capable de nous y apprendre comment se respecter, comment faire preuve de reconnaissance, comment simplement s'aimer. Ou apprend-on réellement ce que sont les relations humaines ? Ou apprend-on réellement à vivrement ensemble ? Nulle part, enfin, plus dans les sociétés dites développées. On nous apprend à nous en sortir malgré la concurrence, à faire attention aux mauvaises intentions du voisin plutôt que d'aller en faire la connaissance et de profiter de la complémentarité qu'il pourrait en émaner. Pour répondre, une fois de plus, à l'attrait du profit, nous sommes tous formatés depuis la naissance. Semblerait-il qu'il n'y ait qu'une voie de vraie, qu'une ligne directive à toute vie. Dites, ça me fait pas mal penser aux méthodes des sectes tout ça...

Si j'avais un doigt a présenter à qui de droit

La flamme (Sinsémilia) :

Je reviens exprimer mes peurs et ma colère
Je ressens l'urgence, même si ma peau est claire
J'entends les gens dire "Oulà, les fachos reviennent"
Ces gens là n'ont pas tort mais sont en retard d'une guerre
Les fachos, les fachos sont là
S'il faut le voir pour le croire, ouvre les yeux, regarde
Les fachos, les fachos sont là
Rends-toi compte du danger ou relis tes livres d'histoire
Car pour moi c'est clair
Le borgne ou Hitler
C'est du pareil au même
L'un a eu l'pouvoir l'autre pas encore mais c'est la même "de-mer"
Les mêmes mensonges, les mêmes magouilles, le même amour de la haine

Oui pour moi c'est clair
Le borgne ou Hitler
C'est du pareil au même
Sauf que 50 ans après le diable ne parle plus allemand
Son immonde bla-bla il le gerbe en "cé-fran"
Ses mots sentent la mort et viennent hanter mes tympans
Il faut le réduire au silence pendant qu'il est encore temps
Ça fait trop longtemps qu'ils avancent
J'les vois au pouvoir dans certaines grandes villes de France
Ça fait trop longtemps qu'ils avancent
Alors, j'en appelle à la résistance !

{Refrain:}
La flamme, la flamme a grandi, a grandi, a grandi
Dans trop d'endroits le feu a pris
Faut-il qu'la moitié du pays brûle pour qu'on combatte l'incendie ?
La flamme, la flamme a grandi, a grandi, a grandi
Dans trop d'endroits le feu a pris
Faut-il que tout le pays brûle pour qu'on combatte l'incendie ?

J'ai tchek la vibes de Vitrolles, j'ai vu la police milicipale
Diplomatie minimale... Provocation maximale
Retour légal aux règles du règne animal
Ils se voudraient lions mais ne restent que chacals
Mais l'histoire a montré qu'les chacals peuvent faire mal
Très mal, dépasser l'abominable
J'sais qu'ils préparent leur arsenal
Pour une nouvelle guerre tribale
Déjà parfois résonnent les balles
Leur route est jonchée d'cadavres
Mais les gens s'habituent, leur présence est banale
J'débarque au mike et j'rêve d'un sursaut radical
Ne plus entendre parler de discrimination raciale

J'connais bien cette histoire elle mène droit aux chambres à gaz

{Refrain:}
La flamme, la flamme a grandi, a grandi, a grandi
Dans trop d'endroits le feu a pris
Faut-il qu'la moitié du pays brûle pour qu'on combatte l'incendie
La flamme, la flamme a grandi, a grandi, a grandi
Dans trop d'endroits le feu a pris
Faut-il que tout le pays brûle pour qu'on combatte l'incendie ?

{En choeurs:}
We've got to fight them
We've got to stop them
We've got to fight them
Stop them now
Stop them now, right now

Eh t'sais quoi ?
La nuit dernière j'ai rêvé
Qu'on était tous devenus pompiers
Rassemblés par milliers
Et qu'on v'nait

Pisser sur la flamme
Pisser sur la flamme
Pisser sur la flamme [on v'nait pour]
Pisser sur la flamme

{Refrain:}
La flamme, la flamme a grandi, a grandi, a grandi
Dans trop d'endroits le feu a pris
Faut-il qu'la moitié du pays brûle pour qu'on combatte l'incendie
La flamme, la flamme a grandi, a grandi, a grandi
Dans trop d'endroits le feu a pris
Faut-il que tout le pays brûle pour qu'on combatte l'incendie ?

Eh France, eh France, réveille-toi !

***

Biensûr, au travers cette chanson, j'espère bien permettre à certains d'entre-vous de ne pas faire l'erreur qui leur fera certainement trop mal au derrière si l'erreur arrivait à se faire encore plus réalité qu'elle ne l'est. Sérieusement, qui peut se prétendre détenteur d'une terre ? La terre n'est à personne, et pourtant, on y pose des limites, des frontières, pour soit-disant protéger les plus favorisés dès la naissance. Je suis né sous une belle étoile. La France m'a vu grandir dans une certaine quiétude, elle m'a protégé. Grâce à elle et à tous ceux qui se sont battus pour la patrie, je suis encore de ce monde et n'ai pas dû aller me guerroyer je ne sais ou. Je devrais être fier de ce pays privilégié qui a tant fait pour moi, et pourtant, je ne le suis pas. Ce n'est pas pour celà que je me suis expatrié, d'autant que je ne suis pas dans un pays plus "clean", mais à quel détriement suis-je encore là ? Pourquoi ai-je l'avantage de ma naissance par rapport aux autres habitants de la planète ? Comment puis-je me permettre de protéger "ma" terre alors qu'elle m'a été gracieusement offerte ? Pourquoi, en tant qu'habitant d'un pays dit civilisé, je ne puis être en droit d'accueillir quelqu'un né sous une autre lattitude ? "Ma" terre n'est pas plus à moi qu'à quelqu'un d'autre. Pour être né sur terre, chacun de ses habitant est en droit de pouvoir s'installer ou bon lui semble, dans le respect des autres et de la nature, celà va sans dire...

Si j'avais quelques mots à glisser à l'oreille du ministère de l'éducation nationale

De l'histoire (Sinsémilia) :

J'ai vu the House of Slaves sur l'île de Gorée
J'y suis rentré
J'ai écouté les murs me parler
Puis j'ai dû sortir, pris d'une envie de vomir
Avec juste mes yeux pour pleurer
Oui j'ai du sortir
Pris d'une envie de vomir
Même plus la force de parler
Ce jour là j'ai compris
Qu'sur l'esclavage on n'm'avait rien appris
10 lignes dans nos livres d'histoire
10 lignes, 400 ans de massacres
Pour 400 ans de massacres

De l'histoire
Notre histoire
Ils ont oublié trop d'chapitres
Amnésie sélective
Bonne conscience collective

De l'histoire
Notre histoire
Ils ont supprimé trop d'chapitres
Amnésie sélective
Conscience tranquille ... facile
Trop facile

10 lignes, juste 10 lignes
Pour 400 ans de souffrances en Afrique
10 lignes, juste 10 lignes
Pour le massacre des Indiens d'Amérique
Rien, pas une ligne
Pour les aborigènes d'Australie
La couleur des victimes
Fait-elle la valeur d'un génocide ?

De l'histoire
Notre histoire
Ils ont supprimé trop d'chapitres
Amnésie sélective
Bonne conscience collective

***

Pour tout ce que j'ai pu apprendre de la Norvège en rapport avec la seconde guerre mondiale. La France est-elle le centre du monde pour oublier le reste de l'histoire d'un peuple, d'une planète, d'un univers ? Pour les cours d'histoire que la Suisse ose encore inculquer à ses élèves, ne serait-ce qu'à propos de ces deux grandes guerres qui se disent tant connues. Pour tout ce que la France s'est permise d'ommettre dans ses bouquins d'histoire, tous ses actes dont elle n'est pas fière, tous ces massacres qu'elle ne reconnait toujours pas, alors qu'elle implore la Turquie de reconnaitre ses propres génocides. Pour avoir eu à apprendre, trop d'années après mes cours, qui étaient ces fils de Arkis. Que non, ils n'étaient pas de ces terroristes qui animaient tellement les médias de l'époque. Les sujets historiques sont vastes et en grand nombre, mais quitte à apprendre quelque chose, apprenons à nos élèves de ne pas bacler le boulot et de toucher au moins chaque point d'un thème particulier.

Si j'avais quelque chose à graver dans la tête de notre président

Je préfère cent fois (Sinsémilia) :

On a placé la France
Sous vidéo surveillance
Kidnappé l'insouciance
Entre les barreaux de la méfiance

Regards fuyants, sourires éteints
La peur de l'autre au quotidien
On est plus sauvages que des chiens
A quoi va ressembler demain ?

Si pour être en sécurité
Il faut fermer son coeur à clef
J'préfère cent fois me faire plomber
Comme un oiseau en liberté
Plutôt que de vivre planqué
Comme, comme, comme le cafard sous un évier

On a plongé la France
Dans la bêtise et l'ignorance
Etouffé l'intelligence
Sous les dossiers de la finance

Cerveaux branchés sur la télé
Nos idées sont téléguidées
Même les enfants sont abrutis
Qui va censurer la connerie ?

Si pour être quelqu'un de censé
Il faut mettre sa tête aux normes
J'préfère cent fois être cinglé
Comme la tempête, le vent, la marée
Plutôt que d'être sans intérêt
Comme, comme, comme un ciel triste et tempéré

On a connu en France
L'insurrection, la résistance
Reste aujourd'hui la bonne conscience
Grâce aux oeuvres de bienfaisance

On est rangés et bien pensants
Charitables de temps en temps
Le monde peut baigner dans le sang
La police protège nos enfants

Les voitures crament dans les banlieues
Les braves gens trouvent ça scandaleux
C'est pourtant la règle du jeu
Qui sème la haine récolte le feu

Si pour être civilisé
Il faut mettre sa vie en cage
J'préfère cent fois être un sauvage
Au risque d'attraper la rage
Que d'être sage comme une image
Je, je, je n'veux pas jaunir avant l'âge

Alors écoute ça : Not' civilisation ne cesse de s'enfoncer
Matériels uniquement sont les progrès
Les richesses humaines en bourse ne sont pas cotées
Méprisées, gaspillées depuis tant d'années

L'exemple Américain partout s'est imposé
Mais sur la route du Paradis le diable peut-il nous guider
Le monde qui s'construit auprès des studios Disney
Apocalypse Now serait plus approprié
Espérer me semble de plus en plus dur
Tant j'ai l'impression qu'on fonçe direct dans le mur
Pour dire vite, et pour conclure
J'ai vraiment peur pour notre futur ...

***

"Etouffé l'intelligence
Sous les dossiers de la finance"

Je dirais aussi : "sous les dossiers d'une croyance"
Combien de personnes aujourd'hui devenues célèbres se sont vues privées de leur vie ou de leur "liberté" parce qu'ils osaient prétendre que nos croyances étaient erronées ? Combien de Galilée, pour ne prendre qu'un exemple, faudra-t-il encore pour accepter de nous remettre, de temps en temps, réellement en question. Certes, ces faits sont dépassés et les dires du scientifique aujourd'hui admis, mais combien de personnes, de nos jours, sont encore considérés comme fous, simplement parce qu'ils osent prétendre à d'autres vérités que celles qui nous ont été inculquées ? Aujourd'hui, avouer que l'on a vu un extra-terrestre, que l'on a pu traverser un mur, que l'on dialogue avec un mort, que l'on a vu des objets bouger tout seul (et j'en passe), c'est se mettre face à un gros problème. Le système a pensé à tout, et les psychiatres sont là pour inviter direct à l'internement. Les choses ont-elles vraiment changées ? Sincèrement, combien oseraient me prendre au sérieux si je venais à dire que "notre" galaxie, et donc aussi, l'humanité, n'est en fait qu'un atome d'un monde aux proportions innimaginables ? D'ailleurs, ne sommes-nous pas les poux dérangeant dans un "monde" hallucinement énorme ?

***

Cerveaux branchés sur la télé
Nos idées sont téléguidées

Pour avoir passé un bon nombre d'heures de ma vie devant la télé, et pour m'en être séparé depuis maintenant plus de 2 ans, il est évident que j'ai vu un net changement. "Nos idées sont téléguidées", disent-ils. C'est clair et net. Dans l'ouest de la France, on gave les canard pour les engraisser, sur partout en France, on gave le télespectateur d'informations, d'analyses soit-disant objectives, on nous saoule de publicités bien travaillées. Pourquoi ne pas se le faire directement en perfusion tant qu'on y est ? En discutant autour de moi, et sans pour autant me croire moins "bouffé" que les "autres", je rencontre vraiment très peu de personnes capables d'un propre esprit d'analyse. Trop peu de gens arrivent, en démêlant tout ce "qu'on lui a mis dans le crâne", à se faire sa propre opinion objective. Faut dire, et on revient toujours sur le même problème, le profit bouffe toute notre vie, y compris la télé, y compris les analyses dites objectives, les informations, les publicité, les moeurs, nos trains de vie, et même nos idéaux. A Propos, et au risque de déchaîner une polémique. Combien d'entre vous est persuadé que Ben Laden est à l'origine de la folie du 11 septembre ? Enfin, la politique américaine n'est plus en vogue en France, et la seconde guerre en Irak nous permet de recevoir des informations dites plus "objectives". Mais sincèrement, la France n'a-t-elle aucun intérêt derrière cette guerre, la France n'a-t-elle aucun intérêt à cracher son venin sur la politique de G.W. Bush ?
Comme tous aiment bien l'employer depuis un certains temps, moi aussi, je vais m'y mettre, à utiliser un super terme pour me la péter. Devant tout ce qui peut m'arriver aux oreilles ou aux yeux, j'emploie maintenant le "principe de précaution", parce qu'il ne m'est plus possible de croire en ce qui m'est m'informé.

***

Même les enfants sont abrutis

Depuis l'arrivée de Morgane dans ma vie, je re-découvre les joies des dessins-animés. C'est génial ça, y'a même des chaînes spécialisées, consacrées aux dessins-animés. Cool pour les parents, histoire d'avoir la paix. Mais elle n'est que de courte durée cette paix. Vous êtes-vous déjà arrêté devant Cartoon Network, pour ne prendre que cet exemple ? Personnellement, oui, et je n'en reviens pas de ce que j'y vois. Déjà que les dessins animés que je regardais à mon époque, étaient, plus ou moins, tous basés sur la guéguerre et la violence, maintenant, il n'y a vraiment que ça. Faut dire que celà reflète bien la société dans laquelle on vit. Mais est-ce comme ça que l'on met les cartes du changement dans les mains de la génération future ? M'enfin, là m'est pas le pire à mon goût. Non, malheureusement, y'a bien pire je trouve. En effet, dès le plus jeune âge, au travers la télé et les programmes destinés à nos enfants, nous les formattons pour survivre dans le monde de fou dans lequel on les a fait naître. Aujourd'hui, dès le plus jeune âge, on baigne l'enfant dans le stress COMPLET. Les dessins animés ne sont que suites d'images hyper-rapides, au changement saccadé, à se croire sous les feux d'un stroboscope. Les histoires sont hyper speedées, et je ne parle pas de la bande sonore. Je disais qu'on les baigne dans le stress, je devrais dire qu'on les y noie totalement. Et résulat, 5 minutes après avoir coupé la télé, c'est le stress foudroyant à la maison, et pourtant, pour ceux qui la connaissent, Morgane est plutôt calme comme fille ! S'en suivent ensuite les rituelles tentatives pour avoir le dernier objet à la mode, le truc que les grands ont, la console de jeu qui va plus vite que l'éclaire ou la poupée à plus de 50 euros qui n'intéresse en fait l'enfant que le jour ou le carton est ouvert.

***

Il faut mettre sa tête aux normes
J'préfère cent fois être cinglé


Je ne vais pas me répéter, mais Galilée reste un excellent exemple.

***

Reste aujourd'hui la bonne conscience
Grâce aux oeuvres de bienfaisance

Je ne vais pas cracher sur ces fameuses oeuvres de bienfaisance, qui à mes yeux sont, pour certaines, nécessaires pour ce qu'elles apportent, mais je pense que donner à ces oeuvres est effectivement LE geste pour se donner bonne conscience. Je peux continuer mon train de vie privilégié parce que cette année, j'ai donné. Un peu facile la remise en question je trouve, non ?

***

Si pour être civilisé
Il faut mettre sa vie en cage
J'préfère cent fois être un sauvage
Au risque d'attraper la rage
Que d'être sage comme une image

Un retour aux sources ne feraient pas de mal dans beaucoup de domaines, d'autant que de répondre aux "obligations" de notre moule, celà nous porte inéxorablement à notre perte à court ou moyen terme.

***

Les richesses humaines en bourse ne sont pas cotées
Méprisées, gaspillées depuis tant d'années

Comme je l'ai dit plus haut, notre moule a plus de considération pour le profit que pour la condition humaine ou même la condition terrestre. C'est un peu comme si les sangliers se mettaient à vénérer la sainte merde qu'ils viennent de poser, au détriment de leur espèce et de leurs propres valeurs.
Un jour, un as, qui n'imaginait pas la portée de son acte, nous a chié une pièce de monnaie, devenue très rapidement Reine des reines, jusqu'à démolir des nations, des peuples, une terre et même un univers entier.

Un réveil collectif serait la bienvenue. Nous allons gentillement ou on nous dit d'aller, et pourtant, nous sommes tant à constater que ce n'est pas le chemin à prendre. Moutons que nous sommes, nous allons droit sur la falaise. Les règles sont dictées, mais pourquoi suivre les absurdités de ceux qui se jouent de nous, de notre crédulité, de notre impuissance? Parce qu'ils ont l'armée, parce qu'ils ont la justice, parce qu'ils nous tiennent par les couilles ? J'aime à croire et encore plus à savoir que je ne suis point seul à en avoir ras-le-bol. S'ils nous tiennent par les roubignolent, c'est qu'on en a, alors osons...

Si je pouvais rendre un hommage que les animaux comprendraient, il se traduirait ainsi en français...

La corrida (Francis Cabrel) :

Depuis le temps que je patiente
Dans cette chambre noire
J'entends qu'on s'amuse et qu'on chante
Au bout du couloir
Quelqu'un a touché le verrou
Et j'ai plongé vers le grand jour
J'ai vu les fanfares, les barrières
Et les gens autour

Dans les premiers moments j'ai cru
Qu'il fallait seulement se défendre
Mais cette place est sans issue
Je commence à comprendre
Ils ont refermé derrière moi
Ils ont eu peur que je recule
Je vais bien finir par l'avoir
Cette danseuse ridicule...

Est-ce que ce monde est sérieux ?
Est-ce que ce monde est sérieux ?
Andalousie je me souviens
Les prairies bordées de cactus
Je ne vais pas trembler devant
Ce pantin, ce minus !
Je vais l'attraper, lui et son chapeau
Les faire tourner comme un soleil

Ce soir la femme du torero
Dormira sur ses deux oreilles
Est-ce que ce monde est sérieux ?
Est-ce que ce monde est sérieux ?
J'en ai poursuivi des fantômes
Presque touché leurs ballerines
Ils ont frappé fort dans mon cou
Pour que je m'incline

Ils sortent d'où ces acrobates
Avec leurs costumes de papier ?
J'ai jamais appris à me battre
Contre des poupées
Sentir le sable sous ma tête
C'est fou comme ça peut faire du bien
J'ai prié pour que s'arrête
Andalousie je me souviens

Je les entends rire comme je râle
Je les vois danser comme je succombe
Je pensais pas qu'on puisse autant
S'amuser autour d'une tombe
Est-ce que ce monde est sérieux ?
Est-ce que ce monde est sérieux ?
Si, si hombre, hombre
Baila, baila

Hay que bailar de nuevo
Y mataremos otros
Otras vidas, otros toros
Y mataremos otros
Venga, venga a bailar...
Y mataremos otros

***

Pour tout ce que je pense de la condition animale sur terre. Je ne vais pas de nouveau développer ceci ici. Un précédant texte concernant les corridas et vous détaillera suffisament longuement ma façon de voir les choses.

Et que dire à tous ces actifs des médias...

Au pays de l'illusion (Sinsémilia)

Invité de l'autre coté du miroir
J'ai pris le temps de faire le voyage
Les mains dans les poches sans le moindre bagage
Dans ce pays où règne la reine image
Les sujets à la cour sont toujours aimables et sages
Et le plomb brille comme l'or sous l'effet de mages
Experts en éclairages
J'y ai vu bien des bouffons si peu de sages
Sauvant les apparences à grand renfort de trucages

Tel est le pays de l'illusion
Telle en est ma vision
Du faux, du toc, du bidon
Télévision

Si l'image y née reine l'audimat est son roi
Complice ou pas le peuple subit ses choix
Rentabilité, facilité sont les fondements de ses lois
Face à celles-ci la vérité ne fait pas le poids
Dommage dans ce pays auraient pu naître des solutions
Tant immense est son pouvoir sur ma génération
Certains luttent encore rêvent d'amélioration
Mais leurs seigneurs ont choisi leur camp et servent l'aliénation

Tel est le pays de l'illusion
Telle en est ma vision
Du faux, du toc, du bidon
Télévision

20 heures le flash info sur mon téléviseur
D'une catastrophe au match de foot même ton du présentateur
J'étais venu pour comprendre mais j'ai du faire erreur
Maintenant j'le sais la vérité est ailleurs
Ici ils banalisent montrent, mais esquivent l'analyse
La vérité s'déguise, travestie sur l'compte de l'info-biz
Ici ils banalisent montrent, mais esquivent l'analyse
La vérité s'déguise, travestie sur l'compte de l'info-biz

Tel est le pays de l'illusion
Telle en est ma vision
Du faux, du toc, du bidon
Télévision

Si tu crois tout c'que tu vois
Tu risques de croire n'importe quoi
Crois moi la preuve par l'image ne tient pas compte des mirages
Parfois c'que tes yeux voient n'existe pas.

Tel est le pays de l'illusion
Telle en est ma vision
Du faux, du toc, du bidon
Télévision

Complice ou pas le peuple subit ses choix

***

Télévision, radio, médias, j'ai tendance à tous les mettre dans le même panier. Le jour ou ils arrêteront de servir le profit, ou la manipulation ne sera plus, je changerai peut-être d'avis.
Ils nous prennent d'ailleurs vraiment pour des cons, à oser nous dire et redire que tout ce qu'on regarde n'est que notre choix. Il en faut pour tous les goûts me répondront-ils, mais à quand du vrai, à quand de l'instruction réellement, sans cachoteries, à quand du vrai, à quand du non-manipulé, à quand du vrai, du "non-contrôlé", à quand du vrai ?
A quand autre chose que du bourrage de crâne, à quand la fin des débilités profondes ? A quand la fin de l'abrutissage de nos enfants ? A quand la fin de l'abrutissage de la population ?

Si je devais écrire à un jeune exclu du monde...

Un enfant assis attend la pluie (Daniel Balavoine) :

La braise cachée de cendre est en vie
Comme la fleur
Éblouie
Timidement sort de l'ortie
L'horizon se déplie

En ouvrant son toit
Le ciel enfante un soleil qui tire
La mémoire de l'oubli
Et les yeux grands ouverts
Délivrés de la nuit
Je sais que quelque part
Un enfant assis
Attend la pluie

L'enfant séché sur le sol d'Erythrée
Les traits tirés
Tire un trait
Sur cette terre aride et ridée
Dont il a hérité

En refermant son toit
Le ciel enterre un soleil qui meurt
Mais la mémoire survit
Et les yeux grands ouverts
Prisonniers de la nuit
Il me reste l'image
De ce corps meurtri
Qui pousse un cri

Entend ce cri
Entend ce cri
Son lit de poussière a besoin de pluie
Fleuve de pierre
De ces yeux lunaires
Ses larmes sèches n'ont pas de prix
Tombe la pluie

Entend ce cri
Entend ce cri
Son lit de poussière a besoin de pluie
Fleuve de pierre
De ces yeux lunaires
Ses larmes sèches n'ont pas de prix
Tombe la pluie

***

Parce qu'on oublie trop souvent, que sous notre douche, une famille entière serait la plus heureuse au monde, que sur une tranche de porc, une famille entière serait rassasiée pour trois jours, que dans une seule et simple pharmacie, un pays entier serait sauvé

Si j'avais un SMS à envoyer aux incompris et aux punis

Né en 17 à Leidenstadt (Jean-Jacques Goldman) :

{Refrain:}
Et si j'étais né en 17 à Leidenstadt
Sur les ruines d'un champ de bataille
Aurais-je été meilleur ou pire que ces gens
Si j'avais été allemand ?

Bercé d'humiliation, de haine et d'ignorance
Nourri de rêves de revanche
Aurais-je été de ces improbables consciences
Larmes au milieu d'un torrent

Si j'avais grandi dans les docklands de Belfast
Soldat d'une foi, d'une caste
Aurais-je eu la force envers et contre les miens
De trahir: tendre une main

Si j'étais née blanche et riche à Johannesburg
Entre le pouvoir et la peur
Aurais-je entendu ces cris portés par le vent
Rien ne sera comme avant

On saura jamais c'qu'on a vraiment dans nos ventres
Caché derrière nos apparences
L'âme d'un brave ou d'un complice ou d'un bourreau?
Ou le pire ou plus beau ?
Serions-nous de ceux qui résistent ou bien les moutons d'un troupeau
S'il fallait plus que des mots ?

{au Refrain}

Et qu'on nous épargne à toi et moi si possible très longtemps
D'avoir à choisir un camp

***

Nous avons beau être forts d'esprit, de coeur et de foi, nous ne saurons jamais, je l'espère, comment nous réagirions en fonction de la situation et de la manipulation du moment. Tous les combattants ne sont pas forcément mauvais, d'ailleurs, nous même, n'avons-nous jamais fait des erreurs par manque d'information, par tromperie, par intérêt personnel ? Vous voyez, j'ai beau pester sur la société, la politique, notre système et l'humanité, je nous sait pas tout à fait pourris, et surtout, avec un vrai bon fond, si seulement on nous apprenait vraiment à nous en servir.

Bientôt dans les mains de ma belle-fille, et j'espère aussi de toute la génération future

Tout le bonheur du monde (Sinsémilia) :

{Refrain:}
On vous souhaite tout le bonheur du monde
Et que quelqu'un vous tende la main
Que votre chemin évite les bombes
Qu'il mène vers de calmes jardins.

On vous souhaite tout le bonheur du monde
Pour aujourd'hui comme pour demain
Que votre soleil éclaircisse l'ombre
Qu'il brille d'amour au quotidien.

Puisque l'avenir vous appartient
Puisqu'on n'contrôle pas votre destin
Que votre envol est pour demain
Comme tout c'qu'on a à vous offrir
Ne saurait toujours vous suffir
Dans cette liberté à venir
Puisque on sera pas toujours là
Comme on le fut aux premiers pas.

{Refrain}

Toute une vie s'offre devant vous
Tant de rêves a vivre jusqu'au bout
Surement plein de joie au rendez-vous
Libre de faire vos propres choix
De choisir qu'elle sera votre voie
Et où celle-ci vous emmenera
J'espère juste que vous prendrez le temps
De profiter de chaque instant.

{Refrain}

Ché pas quel monde on vous laissera
On fait d'notre mieux, seulement parfois,
J'ose espérer que c'la suffira
Pas à sauver votre insoucience
Mais à apaiser notre conscience
Pour elle j'me doit d'vous faire confiance...

{au Refrain}

***

Malgrès tous mes mots, mes maux, mes craintes, mes coups de gueule et mes cris, j'ai confiance, parce que j'ose croire que je ne me trompe pas en ressentant une bonne prise de conscience mutuelle.

Si je pouvais parler à notre terre, ce serait

Paradise (Stratovarius) :

Late at night I find myself again wondering and watching tv.
I can't believe what's on the screen, something that I wouldn't care to see.
Many rare species will perish soon and we'll be short on food.
Why do we have to be so selfish, we've got to change our attitude.
I know that I am no the only one that's worried,
why don't we all wake up, and realize.
Like the birds in the sky we are flying so high,
without making any kind of sacrifice.
We've got so little time to undo this crime or we'll lose our Paradise.
It seems to me that there's no sense at all, nobody cares it's always the same.
Mother nature's crying out in pain I know we're the one's to blame.

Traduction approximative à la Ted :

Tard dans la nuit, je me retrouve à cogiter en regardant la TV.
Je ne peux pas croire ce que je vois, quelque chose que je n'aurai voulu voir.
Beaucoup d'espèces rares périront bientôt et nous serons à court de nourriture.
Pourquoi devons-nous être si égoïstes ? Nous devons changer notre attitude.
Je sais que je suis pas le seul à m'en inquiéter,
pourquoi ne nous réveillons pas, ne réalisons-nous pas ?
Comme les oiseaux dans le ciel nous volons tellement haut,
sans faire le moindre sacrifice.
Nous n'avons que si peu de temps pour défaire ce crime sinon nous perdrons notre paradis.
Il me semble qu'il n'y a aucun sens à celà, personne ne s'inquiète, c'est toujours pareil.
Mère nature pleure sa douleur. Je sais que nous sommes ceux à blâmer.

No comment, faut se bouger...

Si je cherchais un moyen de vous calmer

Comme dans une course (Sinsémilia) :

Ici c'est Comme dans une course a la fois sprint et marathon
On est toujours a fond toujours a fond obligés de tenir bon
Comme dans une course a bout de souffle !! sans droit a l'abondon

Depuis longtemps le temps c'est de l'argent alors pour plein de gens prendre son temps reviend a perdre son temps
Speeder a plein temps , dopez au : J'ai pas le temps
Ainsi filent les jours filent les mois filent les ans,
Inéxorablement

Comme dans une course a la fois sprint et marathon
On est toujours a fond toujours a fond obligés de tenir bon
Comme dans une course a bout de souffle !! sans droit a l'abondon

Tous on speed !! mais combien speedent dans le vide ??
La vie est pleine de timing a peine lucide
Certains jouent des coudes, pietinnent les plus timides
tous les moyens sont bons pour etre le plus rapide
le plus rapide

Comme dans une course a la fois sprint et marathon
On est toujours a fond toujours a fond obligés de tenir bon
Comme dans une course a bout de souffle !! sans droit a l'abondon

A vos marques prêt !! pan
Dès le depart jusqu'au corbillar on run de rencard en rencard tu suis pas t'es mis a l'écart
Ce rythme est obligatoire
Pas de chance pour les flemmards
Pas de place pour les trainnards
Courrir du matin jusqu'au soir
Courrir pour ne plus être en retard
S'ecrouler mort sur son plumard sachant que le lendemain ca repart
Courrir du matin jusqu'au soir
Courrir pour ne plus être en retard
S'ecrouler mort sur son plumard sachant que le lendemain ca repart

Comme dans une course a la fois sprint et marathon
On est toujours a fond toujours a fond obligés de tenir bon
Comme dans une course a bout de souffle !! sans droit a l'abondon
Ici c'est comme dans une, comme dans une, comme dans une course

***

Ben vi, plus vraiment le choix si on veut s'en sortir. Faut être le plus rapide, le meilleur, toujours être au top. Au bout du compte, plus le temps pour soi, plus le temps de se retrouver, plus le temps de devenir soi. Notre temps est toujours dirigé par le profit, et le pire, c'est qu'il ne s'agit même pas de notre propre profit, mais celui d'une entité qui ne répond qu'au besoin de puissance financière d'une minorité que la société que nous fabriquons, privilégie encore plus. Trouvez l'erreur...

A tous ces beaux-parleurs, je voudrais dire...

Défenseurs de la paix (Sinsémilia) :

Il paraît
Que l'pays dans lequel je vis est défenseur de la paix
Il paraît
Que pour stopper les bombes sur la France on peut compter
Qu'alliés derrière la bannière, étoilée
Ces gens travaillent pour l'amour
À travers le monde entier

(Mais, défenseurs de la paix) Ils se disent
(Respectables justiciers) Ils se disent
(Défenseurs de la paix) Ils se disent

Qui, qui, qui construit
(Qui, qui, qui construit)
Mais qui construit ces armées
(Qui, qui, qui construit)
Responsables de tant de larmes
(Qui, qui, qui construit)
Mais qui construit ces armes
(Qui, qui, qui construit)
La France construit

En Afrique on combat
Avec des armes françaises
Au Tibet on combat
Avec des armes françaises
La guerre pour eux quel bon business
C'est monnaie, monnaie, monnaie, monnaie, monnaie pour leur commerce

Qui, qui, qui construit
(Qui, qui, qui construit)
Mais qui construit ces armées
(Qui, qui construit)
Responsables de tant de drames
(Qui, qui, qui construit)
Mais qui construit ces armes
(Qui, qui, qui construit)
La France construit
Notre pays construit
La France construit

***

Que de belles paroles on nous abreuve, surtout en ce moment, avec un Sarko, queue entre les pattes pour mieux sauter une fois le suppo bien enfilé à la France, avec un Chichi et ses belles paroles qui nous font oublier notre présent et notre passé, à cette gauche qui ne sait que se déchirer pour l'intérêt que d'un(e) seul(e). L'Iran est dangeureux, il ne peut donc d'équiper comme nous le sommes. L'Irak n'a pas de réel intérêt, alors on laisse le grand boss s'amuser dans son coin. Les Afgans ne sont de toute façon que des terroristes, alors allons-y, fonçons, l'Afrique se construit, milliers de morts par milliers de morts, mais la France, elle, elle est clean, l'Europe, elle, elle n'y est pour rien, non, bien sûr, il est évident qu'on a rien à voir là-dedans...

Une spéciale dédicace, pour le délire, aux zentils douaniers un peu protocolaires sur les bords

Dounier 007 (Sinsémilia) :

Regardes-moi je suis pas
Le big boss des trafiquants d'armes
Sinsemilia ce n'est pas
Une assoce de dealers de came

Alors pourquoi à la douane
Ca s'passe toujours aussi mal
J'connais vot' bizness par coeur j'termine à poil
Quoiqu'je dise quoiqu'je fasse
Que j'sois carré ou à l'arrache
J'connais vot' bizness par coeur j'termine à poil

Je m'rappelle
la première fois qu'j'ai vu l'douanier
A Genève on était partis jouer
Dès qu'on t'a vu on a su qu'on allait galérer
10 chevelus dans un camion ça pouvait pas rater

C'est d'abord toutes nos poches que t'as voulu fouiller
Sur ta table en 10 secondes c'était total merdier
Y'avait des clopes, du carton et 10 paquets d'OCB
Mais désolé, pas le moindre tarpé
Pas le moindre tarpé

Mais ça t'a pas découragé
Plutôt enragé
C'est tout l'camion, tout l'matos qu'il a fallu vider
On avait beau t'expliquer
Qu'on était pressés
Qu'on avait un concert à donner
T'en avais rien à péter

Pourtant, regardes-moi je suis pas
Le big boss des trafiquants d'armes
Sinsemilia ce n'est pas
Une assoce de dealers de came

Regardes-moi je suis pas
Le big boss des trafiquants d'armes
Sinsemilia ce n'est pas
Une assoce de dealers de came

3 heures après
On avait tout vidé
Chaque instrument, chaque caisse, t'avais tout fouillé
Nous dégoûtés, toi survolté
Mais désolé :
Pas le moin-dre tar-pé

"Alors messieurs,
il va bien falloir que l'on trouve quelque chose ici,
Alors vous allez me faire le plaisir de vous déshabiller"

Ah l'enculé
c'que j'aimerais l'exploser
Mais si ce soir on veut jouer, faut s'exécuter
Mais ne compte pas sur moi pour m'la jouer tête baissée
Tout le mépris dans mon regard pour toi est adressé
D'ailleurs à poil dis-moi c'que t'y as gagné
A part de nouveaux complexes pour ta face de frustré
Vas-y cherches, cherches douanier fox terrier
Tu n'auras, tu n'auras pas le moindre tarpé

"Dans mes chaussettes, t'as regardé ?
Au bout d'ta truffe" pas le moindre tarpé ! "

Ah t'étais dégoûté
Mais t'avais rien trouvé
Donc te v'là obligé
D'nous laisser passer
Mais j'veux qu'tu saches douanier
Que 2 minutes après
Dans l'camion tournaient
2 gros jokos, à ta santé

Parce que chez Sinse si tu cherches la Sense
C'est pas nos poches qu'il faut fouiller
No man chez Sinse si tu cherches la Sense
Regardes dans les locks de Riké
"Eh mais man, man, qu'est-ce tu fais"
Regarde dans les locks de Riké
"Eh calme-toi !"

Regardes moi je suis pas
Le big boss des trafiquants d'armes
Sinsemilia ce n'est pas
Une assoce de dealers de came

Regardes-moi je suis pas
Le big boss des trafiquants d'armes
Sinsemilia ce n'est pas
Une assoce de dealers de came

Alors spéciale dédicace pour la douane de Toulouse
pour la douane de Belfort, pour la douane de Strasbourg
celle de Beauvais

Pour toutes celles qu'on a croisé sur notre chemin
Et qu'on croisera encore demain
Sincemilia ce n'est pas
Une assoce de dealers de came !

"Allo, allo, poste de douane 13
Ici douane volante 007

Douane 007 j'écoute
Signalons l'arrivée dans votre secteur
D'un bus enfumé transportant de probables trafiquants
Conseillons la mise en place d'un dispositif maximum

Message reçu, passons l'alerte maxiimum dans les plus brefs délais

Maximum, nos statistiques ne sont pas très bonnes ce mois-ci

Pas de problème, comptez sur nous pour servir la patrie"

"Fouah, vraiment, quel beau métier douanier."

***

Cette petite dédicace pour les moments insolites passés aux différentes douanes genevoise à mon époque de chevelu. Cette petite chanson pour la débilité qui tourne entre la clope et le joint. Interdisons tout et le tour est joué. Mais là encore, trop de profits sont en jeu...

Si je venais à m'écrire quelques rimes

Jamais une mélodie ne rendra beau l'immonde (Sinsémilia) :

Mettre not' colère en musique on pourrait le faire sans fin
Chanter le malaise urbain chanter pour ceux qui ont faim
Mettre not' colère en musique on pourrait le faire sans fin
Incendier les politiques et leurs pots de vin
Pleurer pleurer cette terre qu'on assassine sans penser a demain
Hurler contre les guerres contre la folie du genre humain
Mettre not' coleèe Mettre not' colère
Faire dix mille couplets et autant de refrains

{Refrain:}Quelle passe ou non sur leurs ondes jamais une melodie ne rendra beau l'immonde
Quelle soit futile ou profonde jamais une chanson ne sauvra le monde

J'ai vu des hommes crier jusqu'à en perdre la voix
J'ai vu des croyant prier jusqu'à en perdre la foi
Et moi j'suis là !! posant des mots sur nos versions
Plus jeunes on y chantait la revolution
J'ai vu l'ampleur du probleme j'n'ai pas la solution
On a garder nos convictions mais perdu nos illusions

{Refrain:}Quelle passe ou non sur leurs ondes jamais une melodie ne rendra beau l'immonde
Quelle soit futile ou profonde jamais une chanson ne sauvra le monde
Quelle passe ou non sur leurs ondes jamais une melodie ne rendra beau l'immonde
Quelle soit futile ou profonde jamais une chanson ne sauvra le monde

Mettre not' colère en musique on pourrait le faire sans fin
Chanter le malaise urbain chanter pour ceux qui ont faim
Mettre not' colère en musique on pourrait le faire sans fin
Incendier les politiques et leurs pots de vin
Pleurer pleurer cette terre qu'on assassine sans penser a demain
Hurler contre les guerres contre la folie du genre humain
Mettre not' coleèe Mettre not' colère
Faire dix mille couplets et autant de refrains

Quelle passe ou non sur leurs ondes jamais une melodie ne rendra beau l'immonde
Quelle soit futile ou profonde jamais une chanson ne sauvra le monde
Quelle passe ou non sur leurs ondes jamais une melodie ne rendra beau l'immonde
Quelle soit futile ou profonde jamais une chanson ne sauvra le monde

***

Tous ces mots écrits pour rien, parce qu'ils ne feront rien changer. Mais non, pas écrits pour rien, parce qu'il fait bon s'ouvrir un peu les yeux et par ceux-ci, chercher à assumer ses propres pensées, moches et moins moches. Je ne changerai pas le monde, la déontologie me l'interdit de toute façon, mais ceci n'est pas une fin en soi, d'autres solutions respectueuses existent, alors patience et courage pour changer soi-même.

Pour ceux qui se sentent concernés

P4 (Sinsémilia) :

Well Sinse tranquille dans le studio dédicace ce style
A tous les objecteurs, à tous ceux qui par conscience
Refusent la violence
Ca fait :

Pas d'uniforme, follow me, non
Pas d'uniforme
Je ne servirai pas l'armée, je ne suis pas ce type d'homme
Je répète que
Pas d'uniforme, follow me, non
Pas d'uniforme
Car je rejette toute violence mon ami quelle qu'en soit la forme

Ouais tu te lèves un matin
Tranquille tu vas au courrier
Regarde jeune homme qui t'a écrit
C'est le ministère des armées

Convoqué, à tes 3 jours t'es convoqué
Alors oublie tes délires, man, oh man, man
Oublie tes projets

Bientôt l'armée, le crâne rasé et les rangos aux pieds
A défiler toute la journée sous les ordres d'un bouffon de gradé
Une année de ta vie l'état s'apprête à te voler
Moi j'remercie Jah, Jah car je n'ai galéré qu'une journée
Car réformé, l'jeune qui s'exprime au mike est réformé
P4, P4, ils m'ont pris pour un taré
Trop agité, trop décalé, trop de bonnes vibes dans mon stylé
Ils m'ont jeté en une journée, j'y ai gagné ma liberté

Je répète que
Pas d'uniforme, follow me, non
Pas d'uniforme
Je ne servirai pas l'armée, je ns suis pas ce type d'homme
Je répète que
Pas d'uniforme, non mon ami, non
Pas d'uniforme
Car je rejette toute violence mon ami quelle qu'en soit la forme
J'préfère apprendre à vivre, qu'apprendre à tuer
Des soldats dans ce monde de fous y'en a déjà assez
Sinsémilia rentre dans la danse pour mettre les posse irie (?)
Musicalement et sans violence on met le feu sur l'armée
Pas d'uniforme, pas d'uniforme, pas d'uniforme...

***

L'article IV de la déclaration du droit de l'homme et du citoyen de 1789, ne déclare-t-il pas la liberté de tout un chacun, dans la limite du respect mutuel ? L'armée ne va-t-elle pas à l'encontre de cet article ? Ici, en Suisse, l'armée reste obligatoire, et si t'es réformé, tu as beau ne plus être une "contrainte" financière pour l'état, celui-ci t'adressera une jolie amende pour ne pas "servir" "ta nation". Et la Suisse est un pays qui s'honore de respecter cette convention. D'ailleurs, tous ces pays industrialisés, sont fiers de prôner cette constitution, alors que pour y vivre, les individus sont privés d'un grand nombre de libertés. Les sociétés installées dans ces pays interdisent leurs habitants de vivre naturellement. Le propre de l'homme, à la base, est de chasser et de cueillir pour se nourrir. Tentes de vivre ainsi à Paris, par exemple. Je suis né à Paris, et là-bas, on m'a coupé de mon droit de chasser pour manger, de cueillir pour vivre. Déjà, sans logis ressemblant à un appartement, Sir Sarko te vire de la capitale à grands coups de pompes. Tu tentes alors ta chance un peu plus loin. Tu saignes un sanglier pour nourrir ta famille, et là, t'as les garde-chasse aux trousses parce que tu oses te nourrir en dehors des périodes de chasse. Ben vi, c'te société a déjà tellement tout bousillé, qu'il y a des dates pour aller te chercher à manger maintenant. C'est beau la liberté, non ? De son côté, l'armée t'interdit de vivre avec ta famille, d'aller là ou tu veux, même si tout ça, tu le fais dans le respect des autres, comme la convention de droits de l'homme y invite.

Pour notre Bienfêtard

Du mal à croire (Sinsémilia) :

J'ai vu les hommes se battre pour la peau d'un autre
J'ai vu les hommes tuer et s'en faire les apôtres
J'ai vu les guerres pour un bout de terre
Pour rester fier
Et tant pis pour les autres
Leurs fils ou leurs mêres

J'ai vu les hommes contempler les choses les plus laides
Et les édifier sous prétexte d'être une aide

J'ai vu les mêmes dieux tomber plus bas que terre
Se faire piétiner et se laisser faire

J'ai vu des familles entières se déchirer pour la thune
Ou pour le sexe ou pour avoir sa photo à la une
J'ai vu des scênes crues, de mon point de vue
Des scénarios tordus
Qu'est ce qu'on trouve à un môme
Quand on pense à son cul

J'ai vu des mecs pourrir en tôle pour trois grammes de rêve
D'autres y passer l'été comme lors d'une simple trêve
J'ai vu des hommes abuser des hommes
Pour la plus petite somme
Et les mêmes creuser le sol
Pour y enterrer les mêmes hommes

All I can see is madness

J'ai souvent du mal à croire
Ce que mes yeux me donnent à voir

J'ai vu les hommes prier des dieux aussi aveugles qu'eux
Et tuer des hommes pour pouvoir prétendre à mieux
Pour pouvoir prétendre au bien au nom du respect du livre
Et tant pis pour les faibles qui se contentent de vivre
Alors on ramasse les morts
On entasse les corps
Et accêde enfin au statut d'être fort

J'ai vu des hommes serrer des mains
Se promettre de sourire
Et vendre leur âme ou pire
Pour se faire élire

J'ai vu le sang et les larmes
Dans les yeux des marchands d'armes
C'est l'arroseur arrosé qui va sonner l'alarme

J'ai vu le dégoût des hommes
Les gens qu'il faut pas qu'on traîne
C'est plus la faux qui tue
C'est l'argent et la haine

J'ai vu les bombes bréler la terre
Pour la paix
Et celle-là même
Se vendre et s'acheter
Et si telle est la donne
On pourra pas trouver mieux
Alors tous y ont droit
Egaliser par le feu

J'ai vu la guerre, la victoire moi aussi
Les vautours tournoyer
Au-dessus de certains pays
Les flammes monter si haut
Toucher le ciel
Et combien d'anges
S'en sont brélés les ailes

J'ai lu les pires lignes
Dans les livres les plus grands
Les peurs les plus dignes
Dans les yeux des enfants

J'ai vu l'empire tomber
Sous les assauts rebelles
Et les gens se rassembler
Et prier de plus belle

***

Ces mots, pour tous les maux que la religions et les croyances nous infligent. Au nom d'un prétendu Etre Suprême, nous guéroyons, nous blasphémons, nous mentons, nous manipulons. Pour toute cette mascarade autour d'une légende, autour d'une façon de pensée. Tiens, encore une histoire de secte derrière ? Ces gourous se jouent bien, là aussi, de leurs fidèles. Combien de ces derniers prient et implorent Dieu, devant leur détresse, alors que le Vatican est la principaux la plus riche au monde ? Je n'arrive vraiment pas à comprendre, comment il est encore possible d'être fidèle à une église qui, elle aussi, avance seulement et uniquement vers le profit. Mais contrairement à ce qu'elle ose annoncer, elle avance pour son propre profit, pas pour celui de ceux qui croient en elle. Comment accepter que "notre" dieu s'enrichisse en détriment de ses croyants, pour beaucoup, fauchés. En Suisse, un impôt est prélevé pour ceux qui s'annoncent "appartenir" à une église, sans même pour autant être pratiquant. Personnellement, l'équivalent de 500 euros annuels pour remplir les poches d'une église, je trouve quelques peu abusif sur les bords, mais bon, certains se déclarent toujours "croyants", je ne peux pas leur en vouloir, ils ont le choix et de déclarer "sans religion". Je respecte leur choix, même si je ne comprend pas.

A toi, Sarko de notre actualité

Plus de flics (Sinsémilia) :

Ils étaient des milliers à la rue
Ames blessées, tête baissée, mains tendues
Jusqu’au jour où il est apparu (Le Messie)
Et avec lui la solution tant attendue

Ref :
Plus de flics,plus de flics
Oh oui quel pays magnifique !!
Plus de flics, plus de flics
Ya du génie chez nos hommes politiques

Avant ça s’faufilait aux frontières
Des hommes fuyant la misère ou la guerre
Mais ça c’était hier
Grace à lui on a recruté pour remplir les charters

Ref :

C’est ça votre conclusion ?
Le fruit d’vos réflexions ?
Des centaines de problèmes, une solution :
Répression !!
Contre ces jeunes désoeuvrés qui squattent dans l’allée
Plus de flics
Contre la misère,les rhumatismes de ma grand mère
Plus de flics
Contreces clébards qui mettent leurs merdes sur nos trottoirs
Plus de Flics
Pour qu’enfin la vie soit belle comme du TF1
Plus de flics

***

La répression et la surveillance à outrance ne résolue les problèmes qu'à court terme. L'oppression n'aboutie qu'à une chose, un mouvement, une révolte, une révolution, mais je doute que ce soit le but attendu par notre ami d'en-haut. La France qu'il construit se dessine peu à peu en prison, pas en havre de paix comme il souhaite nous le faire croire. Un havre de paix ne se forme pas avec des barbelés pour délimiter la zone de "liberté"...

Un 'tit mot à mes proches

Il part en guerre (Sinsémilia) :

Ref…
Il part en guerre contre ses démons
Duel à mort sans rémission
Il part en guerre contre ses démons
Pas une résolution,une révolution…
Trop longtemps, trop d’galère, trop longtemps, trop d’pression

Il a passé trop d’années a les subir
Il les a déjà trop longtemps laissé ternir ses sourires
Gâcher trop de ses plaisirs
Il a déjà tant de fois tenté de les fuir
Sans jamais y parvenir
Il est temps d’agir
Quitte à souffrir
Il est temps d’en finir
Ref…..

Baisser la tête,il a passé l’âge
Il a déjà trop donné
Il est temps de tourner la page
C’est long une vie en cage
Dans la peau d’un otage
Ca y est il sent monter la rage
Ref…..

Il part en fight contre ses propres failles
C’est d’une partie de lui même dont il attaque la muraille
Le combat est de taille
Il en est le héros, l’ennemi et le champ de bataille

***

J'ai entâmé ce chemin il y a près de deux ans. J'ai avancé, lentemement dans un premier temps, pour s'accélérer par la suite, à ne plus savoir ou donner de la tête, ne plus savoir ou aller. Aujourd'hui, la lumière du tunnel semble visible, tout au loin, tout là-bas, mais y'a encore un sacré trajet pour savoir réellement ou je vais. Tous les mots de ce texte en sont d'ailleurs les témoins. A moi même, je suis mon champs de bataille, ma propre muraille que je tente d'escalader, mais vous en faites pas, je suis devenu un bon grimpeur maintenant ;)

...Suite plus haut

Pour ou contre, il faut trancher

Publié le 22/11/2007 à 12:00 par ted
Pour ou contre, il faut trancher
Depuis quelques jours, je lis des avis sur le débat : Pour ou contre les corridas.
Depuis quelques jours, je parcours des commentaires laissés sur ces avis.
Depuis quelques jours, je commente moi-même ces avis, parfois calmement, de temps en temps avec humour, et d'autre fois durement.
Depuis quelques jours, j'ai le ventre noué.
Depuis quelques jours, j'ai la haine en moi.
Depuis quelques jours, cette haine est partagée avec ce qu'on appelle l'incompréhension, la douleur, l'exaspération, la colère, et l'envie de tout lâcher ici.

Et pourtant, depuis ce matin seulement, je reprends le dessus et me rends à l'évidence. A quoi bon tout lâcher ici ? Je suis là pour partager mes expériences, mes tentatives, mes sentiments, mes idées, mes avis quoi. Et c'est dans cette optique que je m'applique à enfoncer stratégiquement les touches de mon clavier pour transcrire les phrases qui s'emmêlent dans ma tête.
Autant vous prévenir tout de suite. Non, je ne présume pas avoir la science infuse en la matière. Je ne prétends pas avoir fait le tour de la question. Non, je ne déclare pas ne pas faire d'erreur de réflexion, et c'est bien pour toutes ces raisons que j'aimerai que ce débat soit interactif. Alors, oui, je souhaite la bienvenue à tous commentaires, oui, je tiens à tenir compte, dans ma propre réflexion, des commentaires CONSTRUCTIFS, qu'ils rejoignent mes idées, ou qu'ils y diffèrent. Oui, je suis ouvert à tout complément pour étoffer ce débat que je tâcherai de mettre à jour régulièrement pour le rendre le plus complet possible. Alors d'avance merci pour votre lecture, votre participation et votre objectivité concernant un sujet ou les extrêmes sont trop facilement atteints. Pour me répondre, envoyez-moi simplement un mail en cliquant sur ces mots soulignés.
Oups, déjà longue c't'intro, et si on passait enfin à ce débat ?

Alors bienvenue dans les dédales de mon esprit (tordu comme aimait le dire mon prof de français y'a quelques années). Suivez-moi, vous ne vous perdrez pas. Si toutefois vous veniez à ne plus suivre le groupe, criez... NON, pas trop fort, mes oreilles sont proches. Je viendrai alors vous rechercher pour vous rendre votre liberté en espérant ne pas vous avoir traumatisé ;)

Alors, un débat, c'est quoi déjà ?
Une description du sujet concerné
L'énoncé du "pour"
L'énonce du "pas contre"
L'énoncé du "contre"
L'avis personnel
La recommandation
L'épithaphe

La description à ma manière

Corrida : Jeu, originaire d'Espagne, se déroulant dans des arènes et opposant, successivement, plusieurs taureaux à un matador qui doit, grâce à un travail de cape, de piques et de banderilles, amener le taureau dans les conditions permettant sa mise à mort (par l'épée), terme attendu du combat. (Source ATILF : Laboratoire d'Analyse de Traitement Informatique de la Langue Française)
Corrida : Spectacle tauromachique intégral au cours duquel les taureaux sont mis à mort. (Source : Answers)
Tauromachie : Du grec, taureau, et, combat. Art de combattre les taureaux de race sauvage dans un affrontement dont la forme la plus répandue est la corrida. (Source : Answers)
Tauromachie : Combats de taureaux. Il se dit aussi de la Technique de ces combats. (Source ATIF)
J'avais dit "à ma façon", alors voilà ce que ça donne avec mes mots. Pas avec mon cœur, juste avec mes mots : Spectacle, se déroulant dans une arène remplie de spectateurs, mettant en scène le combat entre un homme, le toréro et un taureau dit de combat.
Se dit aussi des lâchés de vachettes dans les rues pour l'amusement d'une petite partie du peuple.
Cet avis est profilé par la définition de la corrida dans les arènes, mais un grand nombre d'arguments sont aussi à tenir en compte pour le cas des lâchés de vachettes.

Le pour

Il n'est pas aisé de trouver des points positifs à cette pratique lorsque l'on est totalement contre comme moi. Mais bon, tentons de faire preuve d'objectivité quelques minutes et regardons de plus près en occultant les pensées négatives qui reviennent à l'assaut.
Certains disent qu'il s'agit d'un sport. C'est vrai, si l'on se permet de comparer un peu avec d'autres pratiques qui sont elles aussi rangées dans la catégorie des sports. L'un des exemples qui me vient à l'esprit, c'est la boxe. Dans les deux cas, nous avons à faire à un combat entre deux adversaires. Le but étant de chercher à esquiver les attaques de celui qui nous fait face, et de donner les coups que l'on peut pour faire fléchir l'autre et remporter le combat.
D'autre parlent d'art. A bien y regarder, il est vrai que la gestuelle du matador est bien programmée, travaillée et répétée. Durant des heures, des jours, des semaines, des mois, et même des années, les toréros s'entraînent pour peaufiner leurs gestes, pour améliorer leurs attaques, pour rendre leurs esquives encore plus efficaces. Un peu comme des danseurs classiques individuels. De l'entraînement, beaucoup d'entraînement et encore de l'entraînement pour être irréprochable le jour de la représentation.
Les derniers vous parleront enfin de l'apprentissage du respect de l'animal, de la considération de la grandeur de celui-ci.
Je précise de nouveau qu'il faut alors oublier toutes les idées négatives qui vous viennent à l'esprit. Oui, avant qu'il n'entre dans l'arène, le taureau est élevé, peut-être même dans de meilleures conditions que les taureaux d'élevage, qu'ils sont nourris peut-être même plus humainement que les veaux, les vaches, les oies ou les canards destinés à l'alimentation humaine.
J'ai failli oublier ceux du fond. Oui, ceux qui prônent, au titre de la tradition, que cette fête ne peut leur être retirée. Il est vrai, une fois de plus, que ces pratiquent existent depuis des années. Qu'elles sont une petite part de la société pour ce qui est des départements ensoleillés, que les goûts se transmettent de pères en fils, et sans oublier de dames, de mères en filles. Il paraît donc illégitime, au nom de la tradition, de la société, au nom de notre passé, d'interdire de tels spectacles.
De plus, interdire les corridas poserait un problème économique pour les régions les plus touchées. Quelques personnes vivent de ces organisations, d'autres vivent en se produisant au milieu de l'arène, à affronter la menace animale devant tous ces yeux, alors serait-il humain de priver toutes ces personnes de leurs revenus provenant de leurs spectateurs ?

Le pas contre

Il est de bon ton de rappeler que la corrida est synonyme de décès d'un être vivant.
Toutefois, comme beaucoup le précisent, cette issue n'est pas obligatoire. Certains toréros et taureaux s'en sortent vivants. Mais il ne faut pas non plus oublier ce que la race humaine fait vivre à toute sorte d'animaux sous prétexte de s'alimenter. Parce qu'il faut vivre, des poissons sont surgelés vivants, des poules sont élevés en camps de concentration et finissent sur la chaise électrique. Parce qu'il faut se nourrir, des vaches, leurs petits, des porcs et des chevaux passent par des abattoirs sordides. Que pour avoir chaud, des koalas sont dépiautés et non-mangés. Que pour se chausser, des crocodiles y laissent leurs écailles. Que pour coller deux petites feuilles entre elles, des insectes sont décortiqués. Que pour avancer encore plus vers le surpeuplement terrestre, des souris, des chiens, des chats, et des singes sont affreusement torturés en laboratoire. J'en passe et des bien pires.
Pour reprendre les réflexions récurrentes de certains défenseurs de la corrida : Puisque toutes ces pratiques cruelles existent, pourquoi ne pas accepter, voire même juste tolérer, les corridas qui réservent un sort plus glorieux pour les taureaux ?

Le contre

J'ai tenté de séparé le "contre" de "mon avis perso", mais c'est quasi infaisable tellement je me sens impliqué, alors passons direct au :

Mon avis à moi, qu'il est tout complètement tout contre ça que c'est pô bô

Ici, je vais m'étendre un peu plus sur le sujet. D'une part pour argumenter que chacun des points suscités n'est, à mon sens, pas recevable, et apporter mes propres idées, argumentations et autres réflexions concernant la corrida.
Dans les arguments "pour", nous trouvions, le fait qu'il s'agit d'un sport ou d'un art ou encore d'une tradition.
Pour comprendre ma contribution personnelle sur ces sujets, il faut que je pose quelques cartes sur le clavier. Pour cela, je vais simplement vous convier à deux questions : (Vi, vi, même à toi qui n'a pas besoin de moi pour être contre les corridas)
- L'être humain est-il l'ETRE SUPREME sur cette terre ?
- Si non, est-il normal d'interdire les meurtres de ceux qui sont comme nous alors que nous cautionnons le meurtre de ceux qui ne nous ressemblent pas ?
- Si oui, ne t'es-tu jamais posé la question, à savoir, si par hasard nous n'étions pas seulement les acariens d'un univers démesuré par rapport à l'échelle humaine ? Ou les poux d'une autre race vivante dont l'échelle nous dépasse totalement ?
(Ndlr : Oui, je sais, comme le disais mon prof de français, je suis tordu)
Comme vous pouvez le voir au travers ces deux questions, je suis du genre à mettre animaux et humains dans le même panier. D'ailleurs, ne sommes-nous pas des animaux nous aussi ? Ne sommes-nous pas des mammifères nous aussi ?
Au cas où certains en douteraient encore, voici une petite définition prise au détour d'un clic de souris sur le site de l'ATILF :
Mammifère : Classe d'animaux vertébrés, vivipares, qui sont caractérisés essentiellement par la présence de mamelles, d'un cœur à quatre cavités, d'un système nerveux et encéphalique développé, par une température interne constante et une respiration de type pulmonaire.
Tiens, étrangement, j'ai comme l'impression qu'il y a d'autres mammifères que nous sur terre. 'tain, c'te découverte, tu savais qu'on appartenait à la même classe de vertébrés que le taureau ?

Ca, ça....
Dis papa, c'est quoi cette bouteille de lait ?
Dis papa, c'est quoi cette bouteille de lait ?
Dis papa, c'est quoi cette bouteille de lait ?
Dis papa, ça, ça, ça voudrait dire qu'on tue nos semblables pour notre propre plaisir ?
Sommes-nous aveugles pour ne pas accepter cette ressemblance ? A croire en tout cas que trop d'entre nous encore prétendent faire partie de la race SUPREME et se prétend ainsi avoir le droit de décider du destin des AUTRES.
D'ailleurs, l'état français ne nous aide pas vraiment à avancer dans le bon sens. En effet, il nous interdit de décider de notre propre destinée (l'euthanasie est encore considérée, juridiquement, comme un crime), mais il cautionne que l'on tue ceux qu'on dit différents. Tiens, je croyais que le mépris d'une race était ce qu'on appelle le racisme et que c'était punissable. Ceux dont la peau n'était pas la même que la notre étaient à l'époque nos esclaves, ceux qui osaient prétendre que la terre n'était pas ronde étaient enfermés, ceux qui n'acceptaient pas d'admettre que la terre était le centre de l'univers avaient droit au bûché, les coqs, les chiens, et même les hommes se battaient jusqu'à la mort pour le plaisir de l'homme. Aujourd'hui, ces pratiquent sont abolies en France. Notre terre évolue, notre société évolue, nos traditions doivent suivre le mouvement de cette évolution, d'ailleurs, elles le font, mais certaines, tout comme un certain village gaulois, résistent à l'envahisseur. C'est vrai, l'esprit humain a une frousse terrible du changement
Nous parlions, dans les "pour", de l'apprentissage du respect de l'animal. Moi qui prône le respect mutuel à tout va, je dois avoir un problème de vocabulaire sur le coup. Allé hop, retour sur ATILF :
Respect : Sentiment qui incite à traiter quelqu'un avec égards, considération, en raison de son âge, de sa position sociale, de sa valeur ou de son mérite.
Certains commentaires que j'ai lus, clamaient l'apprentissage du respect de l'animal pendant les phases d'entraînement. Ca me fait penser un peu au boulot. Pour mon chef, c'est diviser pour mieux régner. Ici, ça semble être : respecter pour mieux tuer. Je me trompe ? D'ailleurs, qu'est-ce qu'un entraînement en tauromachie ? Est-ce équilibré entre, l'apprentissage du toréro à esquiver les attaques adverses, l'analyse des points faibles de l'animal, et l'apprentissage du taureau à éviter les sournoiseries de son adversaire, l'analyse des points faibles de l'homme qui lui fait face ? Belle interprétation du respect en tout cas. Alors toutes mes félicitations à ceux qui écrivent, disent, ou même pensent de telles choses. Comment respecter quelqu'un que l'on s'apprête de tuer ? Non, un peu de sérieux, m'enfin.
Il est aussi dit que les taureaux de combats sont plus choyés, mieux nourris et vivent dans de meilleures conditions que leurs congénères destinés à l'alimentation humaine. Cet argument est-il la raison pour laquelle l'homme lui impose de mourir humilié devant un public en applaudissement devant le toréro ? Vous, préféreriez-vous mourir exécuté sur un champs de bataille (on est bons, nous les hommes, hein, toujours prêts à s'entretuer pour des raisons qui dépassent en général la compréhension de la majorité), ou préféreriez-vous finir vos os, tiré par une charrue dans une arène, puis fouetté jusqu'au sang, humilié devant tant d'humains qui applaudissent votre adversaire, qui prendra son temps, pour suivre les règles des étapes du combat, avant de vous percer le cœur pour ensuite mieux vous découper les oreilles et les considérer comme un trophée ?
Alors, votre réponse, je l'attends, comment préféreriez-vous mourir ?
Dans le "pas contre" vu ci-dessus, nous avons pu préciser le cas de personnes qui tolèrent les corridas sous prétexte que les abattoirs, les expériences animales et autres ne font pas mieux. Mais sincèrement, est-ce une raison de tolérer un meurtre en public ? Ne sommes-nous pas capable de faire mieux dans tous ces domaines barbares ? Ne sommes-nous pas capable de rendre progressivement la liberté à tous ces êtres vivants que nous manipulons depuis trop longtemps ? Ne sommes-nous pas capables, carnivores que nous sommes, de réapprendre à chasser, non lâchement, pour nous nourrir ? Enfin, là n'est pas le sujet, mais cette réflexion me permet de dire que l'argument concerné n'est vraiment pas valable. Tiens, d'ailleurs, ça me fait penser à une analogie. Qui tombe pilepoil puisque je m'adresse à un public majoritairement français qui en a un peu, voir beaucoup, voir même énormément contre nos Bush et Hitler planétaires. Puisqu'il a existé des camps de concentration, puisqu'il en existe visiblement encore (Guantanamo et autres), devrions-nous alors encore nous amuser de combats de gladiateurs ? Doit-on revenir à la peine de mort sur chaise électrique ? Ben oui, quoi, y'a pire ailleurs, alors pour le plaisir de ces dames et de ces messieurs, pourquoi ne pas réintégrer ces pratiques en suivant votre argumentation ?
Nous avons été capables de nous battre, contre nos semblables pour que de telles affreuses pratiquent disparaissent. Sommes-nous incapable aujourd'hui d'abolir des pratiques toutes aussi cruelles pour le mieux être de nos semblables mammifères ?
Si on se dit, on oublie le problème que pose les corridas, parce qu'il y a pire ailleurs, ne doit-on pas avoir le même raisonnement sur nos conditions de vie, nos conditions de travail, nos conditions sociales ?
Maintenant, un petit tour de quelques arguments piochés ci et là :
* A propos du taureau : Il est programmé pour tuer
Ne serait-ce pas la race humaine qui l'a programmé petit à petit à tuer ? Ne sommes-nous pas à l'origine du caractère qu'on lui "connait" aujourd'hui ? Et à l'origine, comment vivait-il ? Tuait-il pour le plaisir, ou pour défendre son territoire sa femelle et peut-être ses petits ?
* Abolir les corridas ferait un trou économique pour les régions concernées
Je peux faire preuve un peu de mauvaise foi ?
Allé, je m'y autorise juste une fois. Plus de spectacles, c'est plus aucune place vendue, donc plus de recettes pour les organisateurs, soit, quelques personnes en difficulté financière. Mais plus de places vendues, c'est plus aucune place achetée, et donc une augmentation du pouvoir d'achat pour tous ceux qui achètent habituellement des billets d'entrée. Là, ça touche beaucoup plus de monde non ? Plus de monde avec plus d'argent que de personnes avec moins de sous. C'est pas mal pour une région, non ? Tiens, d'ailleurs, ta place, tu l'achètes pas. T'en fais quoi alors de ces sous inutilisés ? Je suis sûr que tu les dépenses autrement, et certainement dans ta région en plus ;)
Allé, un peu de sérieux. Donc, plus de corridas, ça fait mal à quelques organisateurs, mais aussi à la région pour le financement de l'entretien des bâtiments historiques que sont certaines arènes. Ils en pensent quoi les anciens mineurs ? Et les prostituées qui n'ont plus le droit d'exercer librement ? Et ils en pensent quoi les ex-employés de toutes ces grosses sociétés qui se sont offerts un plan de licenciement ? Ce genre de problème nous concerne tous, et nous sommes de plus en plus nombreux à devoir un jour faire face à une reconversion professionnelle. Les personnes ainsi touchées par une telle interdiction se retrouveraient face au même problème que le reste de la population. C'est clair, c'est pas l'idéal, mais je doute que sous prétexte du travail, nous puissions, déontologiquement, détruire tant de vies !
Tiens, encore une question : Combien de personnes vivent réellement financièrement des corridas en France ?
Encore une dernière sur le sujet. Si nous pouvons continuer à tuer des êtres vivants pour ne pas créer plus de chômage, pourquoi ne pas créer l'ANPS ? Cette Agence Nationale Pour le Spectacle pourrait mettre en scène et rémunérer des combats humains (chômeurs) jusqu'à la mort. Hep, j'ai trouvé la solution à nos réels soucis de chômage pour le coup ;). Je me demande d'ailleurs si cette agence n'existe pas déjà. Ils nous disent qu'on est passés sous la barre des 9% de chômeurs, mais que font-ils de nos chômeurs ? Bon, là, c'est encore un autre débat...
* Le taureau est un fauve
Oui, à ses origines, et je ne vois pas en quoi cela est dérangeant. Y'en a tellement de fauves encore vivant sur cette planète. Pourquoi alors ne pas en faire autant avec une lionne, un tigre, un gorille, un puma, une hyène, j'en ai encore tout plein dans la poche si jamais...
Tiens, dis donc. Sous la couverture d'avoir catégorisé le taureau comme fauve, nous pouvons en faire ce que NOUS voulons ? Que faire alors des personnes qui se comportent elles-mêmes de la sorte ? On les file aux toréros ? Laissons aux taureaux l'opportunité de rester, voir même de redevenir ce qu'ils étaient à leur origine.
* Le taureau a ses chances
Allé plus que quelques questions et je te laisse
Quel est le taux de toréros qui ressort indemne d'une arène ?
Quel est le taux de taureaux qui ressort indemne d'une arène ?
Maintenant, reprends donc ces deux questions et change le mot "indemne" par le mot "vivant". Tu me fais tes calculs et tu les partages avec nous, ce serait sympa. Merci d'avance.
* Le combat est équilibré
Je ne suis point sûr que cet argument soit vraiment fondé et honnête. Sincèrement, est-ce équitable de laisser un taureau blessé au combat alors que lorsque c'est le cas du toréador, une équipe se charge de distraire le taureau pour évacuer le toréatort, lui évitant ainsi les assauts, pouvant être mortels, du taureau ? Est-il équitable de chercher la mort du taureau alors que toute une organisation est mise sur pied pour éviter le décès du toréamort ?
Si on veut de l'équité dans le combat, il faudrait laisser seuls le toréro et le taureau, et que personne n'intervienne, quoiqu'il arrive. Si le taureau parvient à s'emparer de son adversaire, on doit alors le laisser faire ce qu'il veut de ce corps qui lui est dû.
J'ai posé une question à quelques personnes aimant ce type de spectacle. Ces personnes sont plus que rare dans mes connaissances, alors n'hésitez pas, par le biais de commentaires, à vous exprimer constructivement aussi sur le sujet. Cette question est simple, et je vous la livre :
Qu'est-ce qui te fait aimer les corridas, qu'en tires-tu, qu'y ressens-tu, qu'est-ce qu'une corrida t'apporte ?
Le peu de réponses objectives que j'ai pu recevoir jusqu'à ce jour sont celles-ci :
* Une corrida, un homme face à un fauve, c'est l'expression de la bravoure humaine face à un fauve, face au danger, face au risque de la blessure et de la mort, mais aussi la persévérance animale quelle que soit la situation.
A ceci, j'aimerai répondre en cette petite phrase : La bravoure d'un homme se mesure-t-elle, armes à la main face à un adversaire sans main, non armé, ou se mesure-t-elle plutôt cœur haletant, à risquer REELEMENT sa vie pour sauver d'autres vies, humaines ou non. Un homme réellement brave, est-il humble envers cette bravoure ou doit-il l'exhiber contre rémunération ? (Oui, je pense à ces VOLONTAIRES soldats du feu, bénévoles ou non, qui sont prêt à se bouger, quitte même se faire caillasser la tronche pour intervenir dans n'importe quelle condition, mais il ne faut pas non plus oublier tous les autres acteurs du secours, en montagne, en mer, etc...)

La recommandation, enfin

A qui pourrais-je recommander un spectacle tel qu'une corrida ? Si vous avez tout lu jusqu'ici, vous comprendrez aisément que je ne puis me permettre une telle recommandation. Par contre, si je dois recommander quelque chose à tout le monde qui lira ces lignes, rien de plus simple. Des associations luttent pour faire abolir ces pratiques ou les rendre plus humaines vis à vis de l'animal tant utilisé pour NOTRE cause. Vous avez un moteur de recherche favori ? Alors je vous laisse le soin de faire une simple recherche sur le mot corrida. Non, je ne vous donnerai aucun lien particulier, et vous savez pourquoi ? Simplement parce que cette recherche via moteur de recherche vous permettra de constater que le mot "corrida" vous rapproche plus de sites d'associations anti-corridas que de sites dédiés aux corridas. Vous pensez comme moi que cela démontre qu'une majorité d'entre-nous souhaite voir stopper ces pratiques ? Et si vous alliez alors, vous aussi faire un petit geste, peut-être sera-t-il celui qui fera toute la différence dans les mois électoraux qui approchent ? Allez, c'est vraiment pas long, voici un lien direct vers une pétition ouverte :
http://www.petition-anticorrida.com/

L'épitaphe

La corrida fait partie d'une réalité. Triste réalité qu'il ne faut pas occulter ou relativiser sous prétexte qu'il y a d'autres combats plus importants à gagner encore sur terre et même dans notre société dite avancée. Je pense sincèrement que nous avançons vers une société de changement, une société de prise de conscience, une société d'ouverture d'esprit. J'ai vraiment confiance en nos capacités d'améliorer les choses, de résoudre bon nombres de problèmes qui nous animent. Ce sera long, j'en ai bien conscience. Ca ne se fera pas comme ça, je le sais bien. Ca n'ira jamais jusqu'au bout si nous ne nous bougeons pas de plus en plus nombreux, j'en suis convaincu, mais NOUS EN SOMMES CAPABLES. Alors commençons par agir, petits problèmes par petits problèmes, pour prendre confiance en nous, en nos capacités. Le reste suivra, j'ai confiance en vous, j'ai confiance en nous!

TED!

Carnet de bord d'un aventurier en herbe

Publié le 22/11/2007 à 12:00 par ted
Carnet de bord d'un aventurier en herbe
Je vous livre une petite aventure personnelle. J'espère qu'avec, vous vous échapperez, l'espace de sa lecture, du stress quotidien. Alors, si le cœur vous en dit, bonne balade à vous.

Dimanche 17-12-2006 :

Ca y est, c'est parti, elle est là. Enfin, les cimes sont enneigées. Enfin, les montages sont toutes blanches. Et quoi de mieux qu'un dimanche au ciel tout bleu pour contempler la splendeur de ce nouveau tableau peint durant la nuit ?

Nous sommes à Forel, au nord de Lausanne, en plein canton de Vaud helvète. Au nord-ouest, derrière la colline, se dévoilent les crêtes du Jura. Toutes aussi éclatantes de blancheur les unes que les autres. Certains sommets se distinguent facilement. Au plus proche, le Suchet (1588m), forteresse de ma ville d'habitation (Orbe). Un peu plus à l'ouest, la Dent de Vaulion (1483m), le Mont-Tendre (1679m) (les petons de ma mère doivent encore s'en souvenir). Un peu plus loin encore, l'observatoire de la Dôle (1677m), le col de la Faucille (N5 entre Dijon et Genève), le Colomby de Gex (1688m) et le Crêt de la Neige (1718m), point culminant du massif. Près de 50 Km de vue dans ce sens, tandis que de l'autre, bien moins connu, on y voit presqu'aussi loin. Le Chasseron (1607m), le Chasseral (1607m), puis, on s'écarte de plus en plus vers une langue d'un autre goût.

A propos, vous connaissez le switzerdeutsch ? Si, le suisse-allemand. Je ne sais d'ailleurs pas pourquoi ils mettent Allemand dans ce nom, puisque les deux peuples concernés ne se comprennent quasi-pas. Aller, un petit cours orthophoniste. Dites, en tant que Français, vous trouvez que l'allemand est une langue rude, horrible à écouter parfois ? Vous avez toujours l'impression que pour parler la langue de Goethe il faut cracher à plein mots ? Ben, en fait, l'allemand est une douce et très reposante mélodie à côté du switzerdeutsch. Cette dernière, est en fait une langue proscrite par beaucoup d'ORL. Ces derniers mettent d'ailleurs en garde sur le fait qu'une exposition prolongée à cette langue peut avoir de graves répercutions inébranlables de l'audition. A noter aussi que la sécurité sociale se dégage de toutes responsabilités en la matière et se fera une joie, suite aux récentes mesures prisent par votre cher gouvernement, de ne rembourser que nenni pour les remèdes qui viennent enfin de faire surface sur le marché de la médecine lourde... Oups, je m'égare là…

Je disais donc, enfin, mes yeux disaient… A l'est, le Mont-Pèlerin (1080m) est tout proche. Sa forêt accueille une épaisse couche de neige fraîche. Ca donne vraiment envie d'y aller, d'autant qu'en tendant le bras, j'ai l'impression de pouvoir la toucher. Mes yeux restent les mêmes, toujours et inlassablement attirés par la dureté du paysage alpin. En ce dimanche, les pans abruptes, les falaises et les sommets du Chablais se reflètent à ma vue sur le calme plan du lac Léman. Ils viennent taillader le bleu éclatant du lac par leurs courbes blanchies, par leurs silhouettes sommitales. Et hop, mon esprit divague et se croit déjà en hiver, en pleine rando enneigée.

Mais soudain, on m'interpelle, je me retourne et retrouve la réalité. Mes pieds ancrés sur l'asphalte du parking et nos obligations de la journée m'éloignent totalement de mon rêve.

Lundi 18-12-2006 :

Il est 5h30, Orbe s'éveille et une journée de travail débute. Les mains dans l'huile toute la journée, je n'ai d'yeux que pour le monde extérieur. Derrière la fenêtre, l'air pur et vivifiant de fraîcheur m'appelle, le Jura toujours aussi blanc me tend ses bras.

Tandis que le soir, sur l'autoroute, rentrant chez moi, je n'ai plus qu'une idée en tête. Y aller, oui, simplement y aller. Juste une heure ou deux, ce serait déjà bien. Raquettes aux pieds et bâtons dans les mains. Juste y aller pour contempler différemment les excellents couchés dont le soleil nous gâte en ce moment. La tentation est grande, mais la frustration l'est tout autant. Et dire que demain, y'a boulot, c'est d'un frustrant obscène, voire même une frustration quelques peu sournoise…

Il ne m'aura pas fallu grand temps avant de me lancer, Vite fait, mais bien fait, tout est préparé et repose devant la porte d'entrée, mais en attendant de m'occuper d'eux, un bon gros dodo est la bienvenue.

Mardi 19-12-2006 :

Orbe se réveille aujourd'hui à 5h00. Vi, maman m'a toujours dit : « l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt », alors, vous l'aurez deviné seuls, je me lève tôt ;) Ben vi quoi, je ne compte pas laisser ma part d'avenir à un inconnu, ça va ou bien ? ;)

Le coffre du break est bien rempli, mais avant toute chose, une petite journée de 9h de boulot m'attend.
Courte journée aujourd'hui, je compte bien pouvoir profiter du couché de soleil comme il se doit. Malgré le temps couvert de la matinée, le ciel se dégage dans l'après-midi, bon présage pour les heures à venir. Je parque alors la voiture sur le parking entre le col du Mollendruz et le village de l'Abbaye. Il est recouvert de neige et je me remercie d'avoir pensé à prendre dès le matin mes chaussures d'hiver que j'avais oubliées depuis l'hiver passé.

Les travailleurs rentrant chez eux font une drôle de tête lorsqu'ils me voient en calbute ou torse nu pendant que je me change. Faut dire, le thermomètre n'est pas bien haut et n'indique qu'un petit 0°c.

Le sac à dos est lourd, rempli complètement de ses 70 litres, ajoutés les surplus accrochés sur son pourtour, ses 20-25 kg me font vraiment passer pour un escargot, ma grosse maison sur le dos. J'avance, je m'accroupis, je me lève, je marche pour chauffer un peu les muscles les plus sollicités. Un peu plus loin, un groupe de randonneurs m'informe que je me suis chargé pour rien. La neige n'étant pas suffisamment abondante, mes raquettes leur paraissent superflues. Même au sommet de cette Dent de Vaulion que je convoite, me disent-ils. Ils y sont parvenus sans soucis particulier avec de simples chaussures montantes.

Le sentier a plus l'air d'un chemin, il est même carrossable. En fait, il s'agit d'une voie utilisée par les services communaux pour l'entretien de la forêt. Par-ci, par-là, quelques touffes de neige arborent de manière très éparse le chemin que j'empreinte. Celui-ci traverse une dense forêt de conifères dont les habitants s'adonnent à un petit échauffement sportif en prévision des masses neigeuses qu'ils vont devoir porter tout au long de l'hiver.

Derrière moi, le ciel s'habille d'un voile rougeâtre. Je vais le louper ce couché de soleil, alors, dès qu'une trouée dans la forêt le permet, j'en profite et j'empoigne mon appareil photo pour tenter tant bien que mal de ramener un petit souvenir coloré de ma folie passagère.

Le poids du sac à dos se fait gravement sentir, les hanches souffrent à grande haleine, à se demander si le physique tiendra le coup ! Je décide de continuer tout en restant très à l'écoute des messages que mon corps m'adresse.

Le chemin se resserre, il devient sentier, plus escarpé et imprime une pente beaucoup plus prononcée. Les bâtons aident à accompagner et à soulager les cuisses qui bossent comme des dératées. La lumière naturelle se tamise, petit à petit, au rythme de la décroissance de notre astre solaire au-dessus du lac de Joux. Ses couleurs jouent entre le rouge braisé et le tout clair gelé.

Ce lac de Joux est très connu dans le coin. A 1000m d'altitude, il est le point de rencontre des patineurs voisins. Gelé dans son intégralité une bonne partie de l'hiver, on y voit aussi régulièrement des fondeurs, des randonneurs, des marcheurs ou encore des curieux. Je fus d'ailleurs un de ces derniers il y a quelques temps, et il est vrai que d'avoir à l'esprit qu'une partie de l'année, on est capable de se la péter comme Jésus le fut en son temps, c'est assez étrange ! Non, nous ne sommes pas au Groenland, ni au Canada, ou je ne sais encore quelle autre contrée reculée ou qu'il y fait très froid. Non, nous ne sommes qu'en Suisse, en pleine Europe occidentale, et cette étendue de glace est royalement accueillie par les locaux. Mais revenons à nos moutons, enfin, à mes moutons, à ma rando quoi…

Les arbres se resserrent, il fait de plus en plus sombre. La clarté de la lune éclaire, comme une piste d'atterrissage, le sentier maintenant totalement enneigé.

Tout est d'un calme bien isolant. Pas une once de vent, pas une précipitation, pas un bruit. La nature semble morte et déserte. Là ou d'habitude gambade une famille de chamois, aujourd'hui, personne, rien, il n'y a personne, il n'y a rien. Un calme foudroyant de tranquillité. Vraiment de quoi se ressourcer les neurones. Mais pas trop de relâchement pour eux, hein. Faudrait pas non plus qu'ils viennent à geler ;) Croyez-en mon expérience en la matière, on ne ressort en général pas indemne d'un givrage de neurones ;)

Alors que l'altimètre indique une progression assez constante, une clairière m'ouvre sa porte. Entourée de la forêt abritant la faune bien discrète, cette vaste étendue dénudée n'est pas aujourd'hui aussi impudique qu'à son habitude. En effet, elle se présente, devant mes yeux, voilée d'une belle couche de neige encore poudreuse. En son centre, elle arbore un fier sympathique et romantique petit chalet qui appel à la liberté. Trônant ainsi la côte vaudoise, il fait face à toute la chaîne des Alpes qui se montre comme soumise aux pieds de son Maître. Le sommet n'est plus loin, et afin de soulager mon dos, mes épaules, mes cervicales et surtout mes hanches, je confie à ce Roi local la petite maison accolée à mon dos depuis mon départ du parking. Enfin, avant de repartir, j'y prélève ma lampe frontale, le retour risquant de se faire en pleine obscurité.

Le sommet, je l'atteins en quelques dix minutes. Je suis alors aux côtés d'une antenne-relais GSM (souvenirs-souvenirs), juste à l'arrivée du téléski de la petite station de ski locale. Mes yeux tentent, tant bien que mal, d'oublier ces constructions humaines, et se figent sur la vue à 360° que le panorama propose. Le but du jeu, maintenant, est de s'orienter et de reconnaître les grandes et moyennes villes, dissociables uniquement par l'éclairage urbain et ménager. La clarté de la lune aide pas mal en illuminant les crêtes environnantes. Je me souviens qu'en journée, par temps bien dégagé, nous y voyons du Jura bernois aux Monts du Bugey d'une part, des sommets bien connus des Alpes au plateau du Doubs d'autre part, sans oublier, bien sûr, la vaste entendue de la Haute Chaîne du Jura. En baissant les yeux, le village de Vallorbe, comme protégé par la dent sur laquelle je gis, se fait porte vaudoise pour les frontaliers qui quotidiennement passent d'un pays à l'autre.

M'enfn, c'est bien sympa à contempler toute cette nuit tachetée du rose urbain et du blanc astral, mais ma tente m'appelle, j'ai du boulot avant de pouvoir me remplir le bide. Je redescends donc rapidement au chalet et m'attèle à installer mon domicile nocturne. J'en profite au passage pour passer un grand merci à ma lampe frontale, sans laquelle, il aurait été vain de tenter une telle aventure.

Les arceaux de la tente givrent direct à la sortie de leur sac. Il ne s'agit que d'un igloo estival. Je croise donc les doigts, gelés eux aussi, en espérant que les arceaux ne pètent pas lors de leur torsion. Une fois de plus, je peux être fier de mon matériel. Les arceaux tiennent le coup et je peux y installer la toile extérieure. Cette dernière gèle, elle aussi, très rapidement. Je sens que la nuit va être fraîche. Mes doigts sont tout aussi glacés et le moindre accrochage banal est synonyme de blessure sanglante. Mais la tente est enfin plantée, je peux de nouveau protéger et réchauffer mes petits didix en remettant mes gants. J'installe le matelas autogonflant, mais celui-ci ne se gonfle pas. Je travaille donc des poumons pour remédier aux aléas des nouvelles technologies et tout de même ainsi m'offrir un minimum de confort pour ma nuit. Mais ce n'est que pendant celle-ci que je me souviendrai d'un conseil hivernal d'un actif du CAF (Club Alpin Français).

" En hiver, ne prendre que des matelas en mousse, non gonflables. Lorsqu'au petit matin tu chercheras à rouler ton matelas de glace, tu comprendras pourquoi."

Enfin, avant le dodo, une bonne ripaille et un bon Ricard rafraîchi au naturel sont les bienvenus. J'inaugure alors mon nouveau réchaud gaz/essence. Là encore je me souviens des conseils de mon ami CAFfeur.

"En hiver, le gaz gèle, pas l'essence. En connaissance de cause tu t'équiperas".
Je le confirme, lorsqu'en fin de cuisson, je ne retrouve pas la cartouche de gaz. Le froid et l'humidité l'ont totalement givrée, et la détente du gaz en sortie de cartouche a tellement accentué le phénomène que je redescendrai un gros glaçon.

Parfois, quelques bruits viennent ponctuer la tranquillité du lieu. Mon attention est alors attirée et ma frontale vient éclairer tous les alentours à l'affût du reflet de deux yeux, mais rien, je suis bien seul. Pourtant, je m'attends à la visite d'un éventuel renard affamé, prêt à presque tout, espérant pouvoir glaner une ou deux pâtes dans les alentours, quelques miettes de pain, un bout de saucisson tombé ou je ne sais quoi d'autre encore. Je m'attends aussi à la venue de quelques chamois plutôt accueillants. Et c'est là, que je me sens bien tranquille, alors que mon cœur battrait bien plus vite, que je serai beaucoup moins fier si j'étais dans les Pyrénées. Je pense en effet qu'un ours accepterait beaucoup moins sympathiquement qu'un chamois ou qu'un loup, que je m'installe, même l'espace d'une petite nuit, sur son territoire.

Il ne me faudra que peu de temps avant de me motiver à m'en remettre à mon sac de couchage. Il est tôt, mais là-haut, sans bouquin, lâchement oublié au boulot, les doigts trop froids pour maintenir un stylo qui me servirait à débuter ce récit, il n'y a pas grand-chose à faire. Je me déguise alors pour me mettre en condition. Je me la joue bibendum d'un côté, avec toutes ces épaisseurs qui me transforment en Mr. Univers de la descente de Big-Mac. De l'autre côté, je me prends pour un lapin à mettre des moufles au bout de mes pieds. Je suis beau à voir, mais profitez-en vite, parce que je me cache de suite dans mon douillet duvet. Bonne nuit à vous et à demain…


…Tiens, en tentant de trouver le sommeil, je me suis mis à penser que j'étais devenu Egyptien, telle une momie, emmitouflé, bras croisés, enfermé dans mon sarcophage. Sont pas très réjouissants ces nouveaux sacs de couchage…



… Mon altimètre/thermomètre indique -6°c. Je comprends mieux pourquoi je dois lutter pour m'endormir. Je m'enferme complètement et j'expire à l'intérieur du sac de couchage pour profiter de la chaleur ainsi expulsée…



… J'ai toujours froid, c'est dur, plus dur que pensé…



… Je me souviens alors d'une page WEB récemment visitée. Une page dédiée à l'isolation d'une maison.
Dites, vous sentez, l'été, lorsqu'à l'approche d'une rivière, un voile d'une douce fraîcheur vient réveiller vos sens ? Vous sentez le transfert de chaleur qu'il s'y produit ? Et oui, il s'agit bien de la rivière, qui, de part l'humidité de l'air ambiant, puise les calories que votre corps, plus chaud, a à lui offrir. En fait, l'humidité est bien plus gourmande en calorie que l'air sec. Elle est très forte pour venir vous piquer quelques degrés. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle il est très important de recycler l'air de votre intérieur. En y évacuant le surplus d'humidité, vous augmentez votre confort pour une température ambiante plus basse. Il en est de même pour un sac de couchage, j'expire donc maintenant à l'extérieur, et je m'y sens mieux…



… Mieux, enfin, tout est relatif, le froid est tout de même bien percutant avec l'humidité de la neige sur laquelle je tente de dormir. Oui, ça fait plus de deux heures que je tourne dans ce lit de fortune, et je ne tiens pas endormi plus de cinq minutes avant que le froid n'ait raison de mon sommeil. J'ai beau lutter, rien n'y fait.

Demain, pour ne pas arriver trop tard au boulot, je me lève à 4h00, mais si je n'arrive pas à m'endormir rapidement, la journée de boulot risque d'être encore plus dure à assumer que ma nuit. Aller, dernière tentative…



… Impossible, j'y ai mis pourtant tout mon cœur, mais la raison m'invite à plier bagages pour rebrousser chemin.

Toujours ce lourd poids sur le dos, mais cette fois, c'est frontale en marche pour m'y retrouver sur ce sentier que je connais par-cœur. Malgré la bonne connaissance du terrain, je me retrouve souvent à ne pas être sûr du chemin emprunté. En pleine forêt, la clarté de la lune n'aide pas à s'y retrouver, d'autant que le brouillard que j'ai rejoint bloque la visibilité à un petit 10m...

Enfin, au loin, j'aperçois une lumière réfléchie qui répond au faisceau de ma frontale. C'est la plaque d'immatriculation de ma voiture. C'est le signe d'une bonne nuit, au chaud, sur un vrai lit, sous une vraie couette. C'est le signe d'une bonne douche, bien chaude, bien agréable…

Au retour at home, et par soucis de curiosité, je regarde de plus près la housse de rangement de mon sac de couchage. Il y est marqué : T° de confort +20°c, T° limite +12°c, T° extrême +5°c. Je sais maintenant quel cadeau je vais prochainement m'offrir ;) Chouette, 270 Euros de plus qui s'envolent en plumes…

TED!

Frisquet

Publié le 16/11/2007 à 12:00 par ted
Frisquet
Le coin me fait froid dans le dos

Les Granges s/Salvan

Publié le 16/11/2007 à 12:00 par ted

L'hiver avant l'heure

Publié le 16/11/2007 à 12:00 par ted
L'hiver avant l'heure
Quelques centimètres nous gâtent depuis mercredi :)

Quelques de mes photos

Publié le 16/11/2007 à 12:00 par ted
J'aime faire des photos, alors autant en profiter pour les partager :

La crêta, VS, Suisse


Pour solitaires, Finhaut, VS, Suisse


N'oubliez pas de commenter

A bientôt

Ted!
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